Les Nouvelles Chroniques de Gabriel Matzneff


Kadhafi

Chronique du 25/02/2011

Les heureux possesseurs du Gabriel Matzneff des Éditions du Sandre, ouvrage collectif récemment paru, peuvent y admirer une photographie qui nous réunit, le colonel Kadhafi et moi. Cette photo fut prise en mars 1975, à Benghazi, lors d’un colloque intitulé « Nasser-De Gaulle » et consacré à la civilisation du Mare nostrum. La Méditerranée païenne des Égyptiens, des Grecs, des Romains ; la Méditerranée juive, chrétienne et mahométane ; la Méditerranée d’Aristippe, de saint Augustin et d’Abou Nawas. Notre patrie selon la chair et l’esprit.
Dans sa conférence, le chef de l’État li (...)
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Mon automne 2010

Chronique du 16/11/2010

L’année 2009 avait été, dans l’ordre littéraire, une des plus tristes de mon existence : la haine active d’un médiocre et envieux polygraphe du Quai Conti me privant du gros chèque sauveur que certains amis académiciens tâchaient à m’obtenir ; le prix Renaudot-essai qui devait couronner Carnets noirs 2007-2008 et que de lamentables magouilles réussirent à faire attribuer à un milliardaire nonagénaire, homme fort respectable certes, mais qui n’était pas un écrivain et qui en outre, de ce prix Renaudot, n’avait strictement rien à foutre.
La série noire continuait au premier trime (...)
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Pierre Clémenti

Chronique du 24/10/2010

Si ma mémoire est bonne, la première fois que je vis Pierre Clémenti, ce fut en 1964, au théâtre de l’Odéon, dans une pièce de Billetdoux, Il faut passer par les nuages. J’étais moi-même très jeune – Pierre était de quatre ans mon aîné –, je n’avais encore rien publié. Mon premier livre, Le Défi, ne paraîtrait que l’année suivante. J’étais alors plus passionné de cinéma que de théâtre et si j’avais été voir cette pièce à l’Odéon, c’était parce qu’y jouait un immense comédien que j’admirais, Pierre Bertin.
Ce fut au cinéma que Pierre Clémenti allait se révéler à moi (...)
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Lettre à Saphia Azzeddine

Chronique du 27/09/2010

Chère Saphia,
Quand j’ai publié mon premier livre, François Mauriac, qui m’aimait bien (comme en témoignent certaines pages de son célèbre Bloc-Notes), m’avait dicté cette règle de fer :
- Durant les deux mois qui suivent la publication d’un de vos livres, lorsque vous vous exprimez dans les media, qu’il s’agisse de la presse écrite, de la radio ou de la télévision, ne parlez que de votre livre. Ne parlez ni de politique, ni de religion, ni de cinéma, ni de quoi que ce soit d’autre que de votre propre travail, de ce nouvel ouvrage qui vient de paraître. Soyez votre prop (...)
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Réponse à un lecteur, professeur de lettres, qui m’écrit vouloir se donner la mort

Chronique du 29/08/2010

Cher Monsieur,
Je viens de recevoir votre lettre et je vous remercie de l’intérêt que vous y témoignez pour mon travail. Je suis cependant attristé par son ton sombre, désespéré.
La vie est une aventure captivante et, puisque vous lisez mes livres, vous savez qu’ils sont tous animés par une extrême gourmandise de la vie, de ses plaisirs, de ses passions.
Dans La Diététique de lord Byron, qui est parmi mes essais un de ceux où j’ai mis le plus de moi-même, je montre que la diététique, ce n’est pas seulement le souci de se maintenir en bonne forme physique ; que ce (...)
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