Les Nouvelles Chroniques de Gabriel Matzneff


Héritiers de Boutang, réveillez-vous !

Chronique du 21/02/2007

Au chapitre que je consacre à Pierre Boutang dans C’est la gloire, Pierre-François !, j’évoque les jeunes gens qui, captivés par son crépitant génie, l’auraient de son vivant suivi jusqu’en enfer. Aujourd’hui, l’enfer, les admirateurs de Boutang ne pensent pas qu’il y soit, ils veulent le croire au paradis, mais en attendant de le rencontrer dans l’autre monde, ils aimeraient déjà pouvoir sur cette terre le retrouver dans les librairies.

Lorsque Pierre Boutang est mort, il s’est fait une vaste et passionnée rumeur sur son journal intime inédit, sur ses carnets que tous (...)
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Disons merde au fasciosalutismo

Chronique du 01/02/2007

Nous aimons l’Europe gréco-latine de Plutarque et de Juvénal ; nous aimons l’Europe chrétienne de Dante et de Dostoïevski ; nous aimons l’Europe des Lumières de Voltaire et de l’abbé Galiani ; nous aimons l’Europe libertine de Casanova et de Parny ; nous aimons l’Europe vagabonde du prince de Ligne qui se sentait chez lui à Saint-Pétersbourg comme à Madrid, à Amsterdam comme à Rome, à Vienne comme à Paris.

Il y a une seule Europe que nous n’aimerons et n’accepterons jamais : c’est l’Europe des professeurs de vertu ; l’Europe des nouveaux quakers et quakeresses qui prétendent sav (...)
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Rapicolante Ségolène

Chronique du 12/12/2006

Mes lecteurs attentifs le savent, Ségolène Royal est déjà apparue deux fois sous ma plume.

La première fois en 2004 dans Yogourt et yoga, publié à La Table Ronde, au chapitre intitulé « Le Figuier stérile » :
« On assiste chez nous (et dans le monde entier) au triomphe de l’hystérie puritaine. Celle-ci nous vient tout droit des ligues pharisaïques d’outre-Atlantique, et nous constatons avec stupeur que la gauche non seulement ne la combat pas, mais l’approuve. Dès que Mme Ségolène Royal ouvre la bouche, je frémis, tant ses propos sont bêtes et odieux. On a broca (...)
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Emplissons les églises !

Chronique du 01/12/2006

En 1815, alors âgé de vingt-sept ans, résidant à Dresde, Arthur Schopenhauer a une conversation avec le poète Ludwig Tieck, de quinze ans son aîné. A un moment de la discussion Tieck se met à parler de Dieu. Schopenhauer, comme piqué par une tarentule, se lève d’un bond et avec un ricanement goguenard lui lance : « Quoi ? Vous avez besoin d’un Dieu ? »

A l’instar de l’oncle Arthur, je ne ressens pas un permanent besoin de Dieu, du terrible Dieu barbu cher aux monothéistes. En revanche, j’ai besoin de la dimension divine et sacrée de l’existence, j’ai besoin du Christ et de son E (...)
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Les coquilles de Voici venir le Fiancé

Chronique du 19/09/2006

Les écrivains, les éditeurs, les typographes, les imprimeurs le savent, si attentifs et scrupuleux soient ceux qui ont la charge de transformer un manuscrit en livre, entre le moment où l’auteur trace le point final et celui où le libraire ouvre les paquets que vient de lui livrer le distributeur, se glissent toujours des erreurs, des coquilles. Parfois, elles sont de peu d’importance : un accent aigu devenu accent grave, une virgule transformée en point-virgule, une faute d’orthographe, bref des boulettes vénielles qui ne gênent en rien la compréhension du texte ; parfois elles sont plus séri (...)
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