Les Nouvelles Chroniques de Gabriel Matzneff


Le bonheur à Strasbourg

Chronique du 26/04/2006

Les lecteurs attentifs des Lèvres menteuses et de Super flumina Babylonis, voire de Boulevard Saint-Germain, le savent, Strasbourg a joué (j’ajoute : joue et jouera, car le passé, le présent et l’avenir forment un tout qui s’appelle le Temps, comme les trois hypostases de la Sainte Trinité forment un tout qui s’appelle Dieu) un rôle cardinal dans ma vie et donc, conséquemment, dans mon travail.

A propos de mon travail, une parenthèse. Aux lecteurs (et en particulier aux accros de ce site) qui semblent catastrophés lorsque j’annonce que je suspends la p (...)
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Causerie sur Voici venir le Fiancé au Centre culturel italien

Chronique du 03/04/2006

L’azione del mio nuovo romanzo si svolge in Italia, in Francia, in Svizzera, ma innanzitutto in Italia. Comincia a Sant’Agata sui Due Golfi, un piccolo paese sopra Sorrento, con un pranzo coi fiocchi da Don Alfonso, il migliore ristorante della Campania. Sono riuniti intorno alla tavola una decina di amici : un prete e un monaco, padre Philippe e padre Guérassime ; due ragazze, Lioubov e Constance ; due donne piuttosto stagionate, Nathalie de La Fère, una lesbica amante della giovane Lioubov, e la baronessa Adélaide Cramouillard ; uno scrittore, Nil Kolytcheff, amante di Constance ; un regista (...)
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Le philopède et la pharisienne

Chronique du 02/04/2006

Doute de John Patrick Shanley, dont le principal personnage est un sensible et chaleureux amateur de jeunes garçons, au théâtre Hébertot. L’événement est à marquer de deux cailloux blancs, car notre admiration est double. Il est admirable qu’un théâtre monte la pièce de John Patrick Shanley, et plus admirable encore que John Patrick Shanley ait eu le courage de l’écrire.

On médit volontiers de la censure et l’on a raison, mais il y a un mal plus pernicieux que la censure, c’est l’autocensure ; c’est lorsque l’artiste, qu’il soit écrivain, peintre ou cinéaste, renonce pa (...)
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Eloge de l’insécurité

Chronique du 23/03/2006

Lorsqu’il était à la tête de la Commission européenne, le rondouillard Bolognais Romano Prodi ne prononçait pas un mot d’italien et mettait sa fierté à ne parler qu’anglais. En réaction contre cette ridicule anglomanie, je m’autorise à commencer ce texte par deux mots italiens :

Il sottoscritto n’a jamais eu de toute sa vie ni un jour de salaire, ni un jour de congé payé, ni un jour d’arrêt maladie, ni un jour de chômage, et il ne s’en porte pas plus mal. C’est dans l’insécurité financière, matérielle, sociale, que depuis la fin de mon service militaire j’ai toujours v (...)
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Sextus Empiricus contre les barbus

Chronique du 21/03/2006

Si ce n’est pas Nostradamus qui a écrit mes derniers carnets publiés ici même quelques semaines avant que n’éclatât la querelle des vignettes danoises, c’est son petit cousin, et l’émotion universelle qu’ont provoquée ces dessins, la gêne d’une Europe si fière de son laïcisme bouffeur de curés et découvrant avec stupeur qu’une grande partie de la planète n’en à rien à foutre de la philosophie des Lumières, quelle éclatante illustration de ce que j’écrivais sur le contraste existant entre un faiblard Occident chrétien qui ne croit plus au Christ et un Orient mahométan qui croit dur comme fer à (...)
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