Les Nouvelles Chroniques de Gabriel Matzneff


Séraphin, c’est la fin !

Chronique du 06/02/2013

Il y eut en 1986 Le Sabre de Didi ; en 1995, Le Dîner des mousquetaires ; en 2002, C’est la gloire, Pierre-François ! ; en 2004, Yogourt et yoga ; en 2008, Vous avez dit métèque ?
Voici, en librairie depuis le jeudi 7 janvier 2013, mon sixième et dernier recueil de textes, Séraphin, c’est la fin !
Comme les précédents, Séraphin, c’est la fin ! est un salmigondis de brèves chroniques d’actualité et d’études où je développe ma pensée sur des thèmes qui me sont chers. Son titre me plait beaucoup (je suis d’une manière générale fier des noms que j’ai donnés à mes enfants). J’avais un moment pensé l’intituler Le Chant du départ, ou encore Liberté, liberté chérie, mais Séraphin, c’est la fin ! a eu ma préférence.
Ceux qui n’ont lu que mes romans et mon journal intime y découvriront un Calamity Gab soucieux de la res publica, un « écrivain engagé » (comme on disait à l’époque de Sartre et de Camus), un citoyen attentif à la vie politique, un polémiste qui défend avec flamme les causes et les idées qu’il croit justes.
Plus un artiste – qu’il soit écrivain, peintre, compositeur, cinéaste – a un univers intime prégnant, singulier, plus il demeure, par indifférence aux modes, obstinément lui-même, plus il est amené à se répéter, et c’est très bien ainsi. Dans Séraphin, c’est la fin !, c’est de manière délibérée que j’enfonce mes idées fixes, mes formules dans la caboche de mes lecteurs. Lorsque l’imbécile « nouvel ordre mondial » prôné par les pharisiens glabres d’Outre-Altantique et les excités barbus d’Arabie (qui, les uns et les autres, prétendent régenter nos mœurs, nous dicter ce que nous avons le droit de penser, d’écrire, de manger, de fumer, d’aimer) étend son ombre sur la planète ; lorsque le décervelage opéré par les media, les sales guerres de l’impérialisme américain, la bruyante omniprésence des mufles du tourisme de masse, les mercuriales des tartufes culs-bénits et des tartufes bouffeurs de curés, les prurigineux anathèmes des quakeresses de gauche et des psychiatres de droite, s’emploient à détruire tout ce qui constitue le charme et le sel de la vie, un écrivain épris de liberté a d’autant plus le devoir de se répéter que cette liberté est désormais tenue pour subversive, sulfureuse. Au risque de subir l’excommunication, nous devons demeurer fidèles à ce que nous sommes, oser être nous-mêmes, car seule cette audace fait de nos livres des livres véridiques, seule cette audace est créatrice de beauté.
Séraphin, c’est la fin ! Ce titre de mon nouveau livre témoigne que je ne nourris aucune illusion touchant l’avenir de la liberté, de la beauté, des diverses passions qui auront empli ma vie d’homme et inspiré mon travail d’écrivain. Du moins, jusqu’au bout, aurai-je persisté dans mon être.

Gabriel Matzneff
www.matzneff.com
7 janvier 2013


Commentaires

1 - Le 06/02/2013 par Hervé

Comme il est de coutume de le faire à chaque naissance d'un nouvel "enfant", félicitations, cher Gabriel Matzneff !

2 - Le 06/02/2013 par Véra-Rèva

Hervé, je vous rejoins ! Une autre coutume est celle de lever le coude à la santé du nouvel enfant ou du "bébé" et de son créateur. Gab la Rafale n'étant guère friand de champagne - il laisse le soin à Didi pour sabrer - nous, ses lecteurs, trouverons bien dans ses livres le nom d'une bonne bouteille à lui offrir même si ce n'est, hélas, qu'en pensées... J'ai découvert la première de couverture ce matin. Ce fut un choc ! C'était comme un feu mêlé d'un parfum d'exorcisme que l'Ecrivain offre discrètement à ses lecteurs, avec la générosité qui le caractérise.

3 - Le 06/02/2013 par Ariane

Tout comme mon amie Véra je suis ravie de cette nouvelle parution.
Vous nous gâtez depuis deux ans, merci cher Gabriel Matzneff d'être là, de rester celui que nous aimons depuis si longtemps !

4 - Le 06/02/2013 par Gilles Monplaisir

Quel titre ! Je suis heureux d'apprendre la naissance de ce nouvel enfant ! Séraphin, quel joli prénom ! Longue vie à lui !

5 - Le 06/02/2013 par Thelonious

Je serai dans quelques jours à Bruxelles, peut-on me conseiller ici une librairie où j'ai des chances de trouver le livre de Matzneff.
Merci beaucoup.

6 - Le 06/02/2013 par Thelonious

Je serai dans quelques jours à Bruxelles, peut-on me conseiller ici une librairie où j'ai des chances de trouver le livre de Matzneff.
Merci beaucoup.

7 - Le 06/02/2013 par Thelonious

Je serai dans quelques jours à Bruxelles, peut-on me conseiller ici une librairie où j'ai des chances de trouver le livre de Matzneff.
Merci beaucoup.

8 - Le 06/02/2013 par Thelonious

Je serai dans quelques jours à Bruxelles, peut-on me conseiller ici une librairie où j'ai des chances de trouver le livre de Matzneff.
Merci beaucoup.

9 - Le 06/02/2013 par Ariane

Cher Thelonious, votre enthousiasme vous honore, et le joli nouveau titre de Gabriel Matzneff le mérite certainement, mais sachez que vous pourrez cet ouvrage dans toute bonne librairie digne de ce nom !

10 - Le 06/02/2013 par Ariane

Trouver, bien sûr...

11 - Le 06/02/2013 par Sonia Winterfeld

Thelenious, j'ignore si, vu les temps qui, toutes les librairies s'achalandent simultanément en nouveautés, pour le moins à Bruxelles - j'ai quelques doutes - mais cela m'étonnerait fort qu'une Librairie telle que "Tropismes"(*), par exemple, ne pût ou ne puisse vous satisfaire sur-le-champs. Je comptais, du reste, leur passer un coup de fil tant ma curiosité est grande. Je vous conseille d'en faire autant avant de vous y rendre.
* Voir un lien sur "ma tête".

Ariane, je partage entièrement votre avis pour ce qui concerne le titre angéliquement joli, mais vous me concéderez que la "prem'" de couverture ressemble diantrement et à s'y méprendre à un faire-part spectaculaire et d'une âpreté quasiment fascinante. Ou alors, disons "résurrectionnelle" ? Tant il est vrai que Gab la Rafale m'est/nous toujours apparu tel un chantre de l'éternité et de la Mémoire. Nonobstant... je pense que cette couverture risque bien de faire encore couler beaucoup d'encre. Ne sommes-nous en présence d'une "mort annoncée" ? Quelle force et quel courage que voilà là !

12 - Le 07/02/2013 par Adrienne Monk

A Thelonious : Puisque vous êtes à Bruxelles en ce moment, apprenez que, renseignements pris, la librairie "Tropismes" n'est pas encore en possession du livre aujourd'hui, mais que (dixit) cela ne saurait tarder.

Sonia, ne vireriez-vous soudainement au mélo ? La mort n'est pas nécessairement un drame, que diable ! N'est-ce "Angiolina" qui disait à son amant aimant que la mort ne dure que (sic) quelques minutes ? Tout en ajoutant que cette dernière est étrangère à ceux qui se sont aimés vraiment.

"Last but not least", car je saisis aussi l'occasion pour présenter toutes mes félicitations à celui qui est toujours parvenu de rester fidèle à lui-même, sans la moindre concession "aux démons de l'empire" (sic Montherlant) !

13 - Le 07/02/2013 par Thelonious

Merci pour ces réponses rapides. Je serai à Bruxelles dans une semaine, et si je ne me suis pas procuré le livre dans n'importe quelle bonne librairie, c'est que le pays qui m'accueille n'est pas francophone, ni même francophile, la littérature française, ils s'en tamponnent le coquillard!

14 - Le 07/02/2013 par Barbara

Thelonious (13. Les Belges, les Suisses et les Canadiens francophones ont souvent un amour de la langue française plus grand que celui des Français de France. Et à propos d'amour, ce matin (jeudi 7), à la une du Figaro littéraire, un grand article enthousiaste de Yann Moix sur "Séraphin, c'est la fin !", Séraphin que je viens de voir, flambant neuf, dans la vitrine d'une librairie. Ce sera dès ce soir ma lecture.

15 - Le 07/02/2013 par Vérabambelle de Bruxelles

Merci pour l'information Barbara ! Gab la Rafale, "un collectionneur de tendresse" et qui "encaisse à notre place", Yann Moix a visé juste !

16 - Le 07/02/2013 par Maryse

A tous ceux qui n'ont pas pu lire l'article, faire un clic sur l'URL à ma tête et c'est parti ! Très bel et bon article, en vérité.

17 - Le 08/02/2013 par Hervé

Article payant.
Si une bonne âme pouvait copier coller ici-même...

Au programme aujourd'hui : marathon des librairies parisiennes pour dégotter le "Séraphin" !!!



18 - Le 08/02/2013 par Saperlipopette !

A l'instar de Julie Proust-Tanguy - voir lien ci-dessus - je ne pense pas qu'un écrivain médiatisé ait encore besoin d'un quelconque marathon pour exister. Le talent de Gabriel Matzneff n'est plus à prouver que diable !

19 - Le 08/02/2013 par Serpentin C.

Hervé, foin de l'article, le FL. refuse le copier coller malgré que l'article soit déjà passé. Mais si vous me fournissez vos coordonnées, je peux vous envoyer une photocopie. L'essentiel étant que le livre soit entre nos mains au plus vite.

20 - Le 08/02/2013 par Bruno

Bonjour- Très beaux articles sur Jacques Perret !
Amusante variation du Maître sur l'article "amour socratique" du dictionnaire philosophique de Voltaire ;-)
Merci pour ce beau recueil !

21 - Le 08/02/2013 par Harry

Matzneff le dit dans sa préface, "Séraphin, c'est la fin !" est un mélange de courts textes parus dans la presse (les chroniques de jeunesse sur Jacques Perret, Rozanov, etc. que signale Bruno, qui firent de notre auteur la star de "Combat", celles, philosophiques et théologiques,parues dans "Le Monde", celles beaucoup plus récentes sur la guerre contre la Libye, par exemple) et de longues études, qui selon moi sont ce qu'il y a de plus important, par exemple le chapitre sur le viol, celui sur Casanova, essentiel, celui sur la censure, celui, sublime, sur la bague vénitienne, les portraits d'amis (Carole Roussopoulos, René Schérer, l'étonnant Georges Lapassade, l'hindouiste Alain Daniélou). C'est cette alternance, cette diversité qui donnent tant de charme à ce jeune Séraphin.

22 - Le 08/02/2013 par Anatole

"Séraphin, c'est la fin ! Flambé, Flambeau !"

Flambé, vraiment ? Allons, donc ! Flambant, oui ! Flamboyant, même ! Ce flambeau-là est rétif à tous les éteignoirs. La preuve, depuis hier, en librairie — et sur Aligre FM. Le lien est sous mon nom. Le maître entre en piste peu après la 39ème minute.

23 - Le 08/02/2013 par Vérabambelle

Merci Anatole pour le lien et la flamme. Tout bon matznevien ne se doit-il d'être un tantinet flambeur ? Vous êtes un homme précieux. J'espère pouvoir dresser ma rebelle souris afin qu'elle sur Aligre FM aille grignoter. =^;^=

24 - Le 09/02/2013 par Poulette

Recopié pour vous, l'excellent article de Yann Moix publié jeudi 7 février 2013 en Une du "Figaro littéraire" sur "Séraphin, c'est la fin !", le nouveau livre de Gabriel Matzneff. (dommage de ne pas pouvoir reproduire les mots en italique ici)

Le Figaro littéraire, 7 février 2013 - Signé Yann Moix

Classique et vivant

J'ai bon espoir qu'un jour, même si à mes yeux il l'est déjà (et depuis longtemps), Gabriel Matzneff s'installe dans la littérature française comme un de nos classiques. Philippe Muray l'est devenu le lendemain même de sa mort : je voudrais que Gaby le Magnifique connaisse cette postérité de manière anthume - il n'est plus à cette contradiction près. Que la gloire vienne le remercier avant qu'il ne tire son irrévérence. Classique et vivant.

Je prends prétexte de son dernier recueil, "Séraphin, c'est la fin !" pour enjoindre aux générations neuves de regagner sans plus tarder le camp de Matzneff : cet amoureux de Tintin qui nous éclaire Héraclite, ce collectionneur de tendresses penché sur les reliques de saint Cyprien de Carthage, cette âme sensuelle et lucide installée depuis 1962 dans les anfractuosités de notre temps sociétal, ce bernard-l'ermite très chauve aux allures de jockey raffiné pour qui Schopenhauer, Nicodème l'Hagiorite, Lucrèce, Nietzsche, et le capitaine Haddock sont des compagnons de route.

Ce qui fascine, chez Matzneff, ce n'est pas qu'il ait rencontré Kadhafi ou devisé d'amours juvéniles avec Mitterrand : mais qu'il ne plie pas ; qu'il et toujours et sans cesse, à l'aube de son crépuscule, impeccablement droit dans son être. Sa constance, éclairée de cette culture si sienne, de sa si implacable logique (le bon sens matzneffien,tout en raffinements infinis et rares altitudes, déclenche une jouissance décisive pour l'esprit), de son humour de mauvais coucheur mais d'excellent baiseur, fait de lui un écrivain tout à la fois inquiétant (au sens gidien du terme, au sens où il révèle, dévoile, fait voir sans masque ce qui est) et rassurant. Rassurant, oui : parce qu'il tient une permanence dans cette société qui méprise les écrivains ; il encaisse pour nous les coups que nous n'avons ni le temps ni la patience de prendre.

Deux textes sont majeurs dans ce nouvel opus parfait (il y a une perfection matznéffienne, savant flottement de rectitude et de flottement, de crispation et de lâcher prise, d'acharnement et de paresse) : d'abord, une apologie des pleurs - qui fait tant de bien à l'heure de l'universel ricanement : "Comme la pluie, comme les eaux du baptême, les larmes nous lustrent, nous purifient et nous régénèrent. N'ayons pas honte de nos larmes, car c'est ce qu'il y a en nous de divin qui pleure."

Ensuite, une lettre à Hélène Carrère d'Encausse, secrétaire perpétuel de l'Académie française, Académie qui, pour toute réponse à une aide financière substantielle (Gaby vit sur le fil du rasoir) l'a couronné d'un prix doté de 3000 euros. "Madame, j'aurai soixante-treize ans dans un mois, j'ai publié trente-sept livres et je n'ai jamais reçu le moindre prix littéraire. Si vous scrutez votre coeur, vous reconnaîtrez que ce prix, qui honorerait un jeune auteur qui vient de publier un bon premier livre et que l'Académie souhaite encourager, a un je-ne-sais-quoi d'humiliant pour Gabriel Matzneff, pour un écrivain de mon âge (soixante-treize ans), de ma notoriété, qui a écrit les livres que j'ai écrits." Avec cette note de bas de page : "Quant aux dérisoires 3000 euros, je les claquai avec jubilation en moins de deux jours à l'hôtel Gritti de Venise, retournant ainsi en ma faveur une mesquinerie, la transformant en jouissance." Voilà pourquoi les générations futures et moi nous aimons Matzneff.

"Séraphin, c'est la fin !"
De Gabriel Matzneff, La Table Ronde, 268 p., 18 €

25 - Le 10/02/2013 par Hervé

Merci Serpentin, merci Poulette !

Très bon article de Moix, comme d'habitude.

Concept très pertinent du "bon sens matznévien".

Passons maintenant à la lecture du "Séraphin" !

26 - Le 10/02/2013 par Thelonious

Merci à Sonia, le livre de Matzneff m'attend à la librairie Tropismes .
La critique de Moix est très belle, rendons lui la pareille et conseillons l'écoute sur le site La Règle du Jeu, de ses séminaires littéraires de haut niveau ( les derniers sur Francis Ponge).

27 - Le 10/02/2013 par Sonia Bambelle

Merci aussi Thelonious, mais n'oublions pas, au passage, que la librairie "Le Chapitre XII" mériterait tout aussi bien un détour pour des raisons qu'il n'est, heureusement, plus du tout utile ni nécessaire d'évoquer.

Il serait hautement présomptueux dans mon chef de me permettre la moindre critique mais, comme souvent, je suis quand même un peu surprise que tout un pan de ce qui fait une des principales singularités de Gabriel Matzneff - voir le lien ci-dessus - j'ai nommé son orthodoxie - ne soit pointé par Yann Moix d'aucune manière ou à peine.

28 - Le 10/02/2013 par 27

Le lien, désolée. http://bibliophilierusse.blogspirit.com/archive/2012/07/20/l-institut-de-theologie-orthodoxe-saint-serge-a-paris-en-192.html

29 - Le 10/02/2013 par ?

Dernier essai : http://bibliophilierusse.blogspirit.com/

30 - Le 10/02/2013 par Véra S.

...

31 - Le 10/02/2013 par Sacha T.

Oui, un peu d'histoire ne nuit.

32 - Le 10/02/2013 par Suggestion...

Titre à offrir pour un prochain article ?

" GABRIEL MATZNEFF, UN ETERNEL NEUTRON LIBRE "

"Celui-là n'est pas des nôtres. Il n'est pas comme nous. Une nuit que la lune était pleine, il est tombé... C'est tout ! Et il ne veut rien comprendre, il rêve de choses impossibles. Et pourquoi impossibles puisque je les rêve "ces choses" !" (Baptiste dans 'Les Enfants du Paradis')

33 - Le 11/02/2013 par Anatole

Merci Poulette pour ce magnifique cadeau ! Contribuer ainsi à faire la promotion d'un livre qui vous égratigne quelque peu témoigne de votre grandeur d'âme. Nous n'en attendions pas moins de la part d'une fervente matznévienne. Au reste, il est notoire que la petite querelle qui vous opposa au maître est enterrée et que votre amitié brille à nouveau de tout son éclat, ce dont je me réjouis.

Tout aussi éclatante et réjouissante, la présentation de "Séraphin, c'est la fin" par son auteur, que l'on pourra admirer en cliquant sur le lien.

34 - Le 11/02/2013 par Sonia Entrechat

Cher Anatole, j'allais moi aussi ajouter le lien ! Le temps de l'écouter pour la troisième fois... Et vous voilà !

A votre avis, pourquoi le Maître insiste-t-il à ce point sur le "R" dont il aime voir dans un titre ? Un R comme l'air et sa légèreté ou R comme dans résurrection ?

J'hésite à nommer le titre ou le nom du compositeur qui illustre le fond musical de la cassette mais dont les premiers accords me semblent "faunesques".

35 - Le 11/02/2013 par Anatole

Chère Sonia, mille sabords, la lettre R est très sonore et un titre qui se respecte retentit comme une victoire, d'accord ? En outre, dans la contrée dont les parents du maître étaient originaires, ne roule-t-on pas terrrrrriblement les R ?

Debussy l'avait bien compris, qui a intitulé "Printemps" l'oeuvre qui illustre les propos du maître (c'est écrit dessous). Le printemps, saison de la résurrection et de la légèreté, vous l'aviez bien compris. (Superbe version avec choeurs en lien.)

36 - Le 11/02/2013 par Sonia

Encore une fois mille mercis ô mystérieux Anatole. Vous êtes un ange ! Oui les R on les roulent dans nos contées d'origine mais, justement, il se fait que notre Maître, pas. Lui il "kartavit" comme souvent la vieille aristocratie déjà friande de la langue française à l'époque le ferait, m'a-t-on dit, encore.

PS : Je me demande ce que Gab la Rafale pense de la démission de SS Benoît XVI ? Un prélat tellement aux antipodes de ce que fut Jules Boulard au siècle dernier, par exemple, ne sera guère facile à remplacer au vu de son ouverture à l'orthodoxie.

37 - Le 12/02/2013 par Bepa-Reba <°)))))))))><(

Chère Sonia, peut-être sera-t-il enchanté et ravi d'avoir, de plus belle, annoncé ou prédit que l'ancien cardinal R... n'était un pape ordinaire ? Il ne faudrait que l'impensable nouvelle fît de l'ombre à celle de Séraphin (1), chère Sonia, mais j'entendais ce matin qu'un journaliste Allemand aurait lancé, non un certain cynisme, que ce départ prématuré du pape pour des raisons de santé et d'âge aurait été son seul acte révolutionnaire... Mais pensons tout haut. Car un pape qui ne serait plus installé à vie, n'est-ce un pan ou un pas inespéré vers un rapprochement avec les autres confessions dont l'orthodoxie ? (Je suis de la génération de l'ère Jean XXII)

En tout cas, pour en finir, ce qui me fait rire, c'est d'imaginer la bobine des journalistes lorsqu'ils ont entendu que Benoît XVI s'adressait tout à coup en latin pour... Mais ce n'est pas demain la veille que le Vatican sera pris en mains par une papesse ! Fort heureusement.

(1) Cf. Cf. "Vous avez dit métèque ?" et la campagne Nicolas Sarkozy en 2008 et sa fête.

38 - Le 12/02/2013 par 37

Lire Jean XXIII

39 - Le 12/02/2013 par Marie-Elisabeth

Je suis d'accord avec Harry (21), les chapitres qu'il indique sont essentiels, sans doute les plus importants de "Séraphin", mais actualité oblige, si vous avez des amis journalistes qui s'apprêtent à écrire sur la démission du pape, le prochain conclave, etc., faites-leur lire, toutes affaires cessantes, les chapitres intitulés "Labourer la mer", "Tu es Pierre" et "Sur deux discours". Ce matin, j'ai entendu à la radio sur Benoît XVI et la papauté tant d'imbécillités, je me suis dit : qu'ils se précipitent dans une librairie et qu'ils lisent le nouveau Matzneff,ça urge !

40 - Le 12/02/2013 par Sabine

Marie-Elisabeth, avouez que c'est fort troublant, mais il arrive, m'a-t-on dit, que certains êtres dont la sensibilité exacerbée peut atteindre quelquefois un tel degré de l'extrême, qu'ils finissent à quasi lire dans les pensées si ce n'est de pressentir l'avenir. C'est à croire que Gab la Rafale fut pressenti pour jouer le passe-muraille du Vatican...

Courir au plus vite dans une librairie pour lire le nouveau Matzneff, en effet. Car si on le commande par le truchement de l'Amazone, sachons qu'il faut attendre au moins la fin du mois. Que font donc les vieux croûtons matznevolâtres s'ils sont immobilisés en une campagne éloignée ? Il y a certains jours où l'on aimerait beaucoup que les ouvrages de Gabriel Matzneff fussent accessibles en libre feuilletage, en attendant...

41 - Le 12/02/2013 par Thelonious

Bonjour,
Apparemment le dernier ouvrage de Matzneff n'est pas encore arrivé à la librairie Tropismes de Bruxelles. Les lecteurs belges de ce site l'ont-ils trouvé dans une autre librairie. Demain je serai à Bruxelles. Donc ça urge!

42 - Le 12/02/2013 par Barbara

Si les livres des auteurs vivants étaient "en libre feuilletage", comme le souhaite Sabine (40), ceux-ci finiraient sous les ponts. Le montant des chèques que signent les éditeurs aux écrivains, est calculé sur le nombre des livres vendus, et non sur celui des livres feuilletés gratuitement !Pitié pour les artistes ! Pitié pour Matzneff !

43 - Le 12/02/2013 par <°)))))))))><(

Bonjour Thelonious,
Oui, visiblement, il y a un couic. Renseignements repris à l'instant à la librairie Tropismes, les exemplaires sont bien "mémorisés dans l'ordinateur" (sic) mais lorsque, par précaution, j'ai demandé à la préposée, la charmante Valérie, de vérifier "charnellement" au rayon, seul s'y trouvait le volume de la réédition de "Elie et Phaéton". Quant à la réservation à la librairie Le Chapitre XII des étangs d'Ixelles faite depuis belle lurette, rien n'est encore arrivé. D'autant plus qu'elle a (dixit) dû procéder en deux étapes pour les commander, le premier "fournisseur" n'ayant qu'un seul exemplaire à mettre à disposition. Tout ça est inouï !

44 - Le 13/02/2013 par René L

sur l'article du figaro:
Aimer Matzneff est bien la seule et unique qualité de ce médiocre et stupide Yann Moix...

45 - Le 13/02/2013 par René L

sur l'article du figaro:
Aimer Matzneff est bien la seule et unique qualité de ce médiocre et stupide Yann Moix...

46 - Le 13/02/2013 par Barbara

41 et 43 : votre désolante information, c'est bien de la mettre ici, mais envoyez un mail (un émile dirait Matzneff) à La Table Ronde, ce sera plus efficace.

47 - Le 13/02/2013 par Passante

Stop pas de panique ! Je viens de passer un coup de fil à la librairie Tropismes. Tout est bien qui finit bien, Thelonious vous pouvez vous y rendre car elle a retrouvé Séraphin !

48 - Le 13/02/2013 par Sabine (40)

A Barbara (42) Je crains que vous n'ayez dû me lire un tantinet trop vite, chère Barbara. N'ai-je précisé plus haut qu'il s'est agi d'une accessibilité en "libre feuilletage" mais "en attendant" ? En attendant quoi ? Mais de l'acquérir bien évidemment ! Comme tout lecteur - et pour le cas où il serait peu valide ou devenu cacochyme - qui déambulerait librement dans une vraie librairie ? Où est le danger ? Que des fauchés puissent découvrir l'oeuvre matznevienne sans bourse délier ?

Je vous invite à vous pencher sur le lien ci-dessus d'un jeune ou nouvel, c'est selon, éditeur, en R justement, qui convainc on ne peut plus tant sa démarche est vertueuse. D'autant mieux que l'oeuvre de Gabriel Matzneff est de celle dont la lecture sur un simple support numérique ne pourrait être que frustrante et insuffisante tant elle incite à corner et/ou annoter de façon personnelle et régulière.

Mais ne pas acheter un chat dans un sac ne fait-il partie de cette liberté qui cependant lui est tant chère ? Et d'ailleurs, vous savez, il n'y pas que certains éditeurs qui sont rapiats comme des rats...

49 - Le 16/02/2013 par Sonia

De la préface (!) drolatique et complice à souhait à celle de la bouleversante page de la "bague", dévorer ce livre - un testament littéraire mais ô combien solaire - fut pour moi aussi un véritable enchantement. Quel style ! Merci pour ce vif coup de fouet tonifiant à relire et à suivre... Et se procurer derechef le livre de Basile Rozanov !

50 - Le 17/02/2013 par Vérabambelle de Bruxelles

Vous me faites soudain repenser que le second mari de la soeur - Mania - de ma Babouchka Olga, née Zaïtev aussi, était "un Rozanov" - un éminent "professeur" selon ce que j'en entendais, petite - et mort à Berlin vers 1944 sous un bombardement. Chaque fois que Gab la Rafale évoque Basile Rozanov dans son oeuvre, je ne peux m'empêcher de me demander si par hasard il n'y aurait une lointaine filiation même si par procuration ?

NB : Le lien sous mon nom = un autre très bel exemple de "filiation entre artisans" qui ne craignent rien pour "Séraphin, c'est la fin ! Flambé, Flambeau ! Bonsoir !" avec le sourire. Michel Bouquet n'a que 86 ans...

51 - Le 17/02/2013 par §(*_°)§

Pardon, 85 !

52 - Le 18/02/2013 par Lorrain

Question à Matzneff : Ce titre en "séraphins" (seraphs) n'est-il pas aussi inspiré par le 4e § du roman "Lolita" ? Cf. la vo.

53 - Le 18/02/2013 par Véra-Rèva

Question à Lorrain : Lolita en plus de l'Aiglon ? Pourquoi pas ? Mais alors pourquoi pas aussi Mozart et Chérubin ? Voir mon lien. ^ô^

54 - Le 18/02/2013 par 6 L

Vous avez dit Séraphin ?

55 - Le 18/02/2013 par Marie Linsky

Le nouveau recueil de textes de notre sublime archange témoigne une nouvelle fois qu’il demeure plus que jamais fidèle à ses passions d’homme et d’esthète. Chroniques politiques ou hommage à ses maîtres, c’est le même cri d’amour pour la liberté. Face au puritanisme ambiant, à l’indignation vertueuse, aux dignitaires de la pensée « correcte », le nouvel enfant de « Gaby le magnifique » a une fraîcheur stimulante que sert un style élégant, lumineux, délicieusement charnel ; reconnaissable dès les premières lignes. C’est un ensemble singulier dont le fil conducteur est encore et toujours la volonté d’être vrai, de se mettre à nu sans compromission, de dévoiler ses passions contradictoires que ce soit dans ses prises de position, ses éloges ou ses coups d'estoc de mousquetaire. Ce que j’admire infiniment chez Gabriel c’est d’avoir su rester fidèle à l’image de lui-même qui se dégage de ses enthousiasmes; fidélité aux fondements de son existence hérités de ses chers maîtres de l'antiquité : « Les quatre colonnes du temple : le scepticisme de Pyrrhon, l'hédonisme d'Aristippe, l'athéisme de Lucrèce, le stoïcisme de Sénèque ». La justesse et le caractère prophétique de ses analyses politiques de 1964 à 2012 sont frappants. Mais au-delà de ses idées, c’est sa liberté de ton qui fait mouche. Sa force? Son intégrité, il n’appartient à aucune coterie ni parti. Sa supériorité? Sa hauteur de vue, son apesanteur, il plane au-dessus du troupeau de sycophantes avec un plaisir aristocratique. A la fois sybarite et stoïque, s’il y a bien une leçon qu’il nous donne c’est d’oser être soi-même et de le rester. Goethe écrivait : «Quand on ne parle pas des choses avec une partialité pleine d’amour, ce qu’on en dit ne vaut pas la peine d’être rapporté ». A ce titre, je persiste et je signe : lisez et relisez Matzneff, achetez ses livres de toute urgence! Ils vous rendront plus heureux, plus vivants.

56 - Le 19/02/2013 par Vérabambelle de Bruxelles =^:^=

Oui ! et puis quel style, quel humour ! (Voir sous mes moustaches le chapitre de la rue d'Ulm).

57 - Le 20/02/2013 par Hervé

La rubrique "Informations" de ce site (qui gagnerait à être relayée sur le forum) précise que Gabriel Matzneff sera l'invité la semaine prohaine de JP Elkabbach sur La Chaine parlementaire. Ne s'agit-il pas plutôt de Public Sénat, où est diffusée "Bibliothèque Médicis", l'émission d'Elkabbach ?

Il est également question de cette intervention vidéo sur le site de la librairie (matznévienne et) bordelaise Mollat :
http://www.mollat.com/livres/gabriel-matzneff-seraphin-est-fin-9782710370062.html

Enfin, je découvre sur le site du salon du livre de Paris une notice consacrée à Gaby et qui semble indiquer sa présence au stand de la Table Ronde, le 23 mars entre 14h30 et 16h30.
http://www.salondulivreparis.com/A-la-une/Personnalites/Fiche.htm?Zoom=66828b101d020ba2ef0945d52417a5c3

58 - Le 20/02/2013 par Lorrain

@ Véra-Rèva : pourquoi un tel surmenage de votre part ? Je suis sûr que le "maître", s'il daignait intervenir sur son blog, serait de mon avis...

59 - Le 20/02/2013 par Véra-Rèva

@ Lorrain : s'il s'agit d'un reproche ou d'un rappel à l'ordre autoproclamé, pourriez-vous avoir l'extrême obligeance de bien vouloir être plus précis en ce que vous entendez par mon "surmenage" ? Y avait-il crime de lèse-majesté d'évoquer un saint homme dont le nom berça ma petite enfance et certes pas que la mienne ?!

60 - Le 21/02/2013 par Barbara

Merci de ces précisions, cher Hervé (57). Mais votre Gaby me fait sursauter. Gab la Rafale, Calamity Gab, très bien, Gab tout court à la rigueur, mais Gaby !!!

61 - Le 21/02/2013 par Fanfreluche =§ : o)--

Je trouve aussi, Barbara. D'ailleurs "Gaby" n'est-ce un diminutif pour les filles ? Hervé doit être un tantinet "rocker", je suppose... Mais je le remercie itou pour les nouvelles !

62 - Le 21/02/2013 par Bizarre

En voulant réserver "Elie et Phaéton" (Carnets 1970-1972), quel ne fut pas mon étonnement lorsque j'ai découvert la volatilité de son prix. (Voir l'URL) Deux cent-cinquante euros ! Qui dit mieux ? Si les préposés d'Internet se gourent et ajoutent des zéros sans vérifier, à qui pourra-t-on encore se fier, sinon aux librairies ? CQFD ?

63 - Le 21/02/2013 par L'assistante du webmestre

Hervé (57) a raison, c'est "Bibliothèque Médicis" dont il s'agit, l'émission passera à partir du 1er mars. Avant cette date, Gabriel Matzneff
sera interviewé sur Paris-Première dans l'émission d'Eric Naulleau, "ça balance à Paris". L'émission passera le vendredi 22 février et, je crois, à nouveau le samedi 23. Pour les horaires, voyez vos hebdomadaires consacrés à la télévision.

64 - Le 21/02/2013 par laurent

réponse au n°62; les 250 euros sont justes, il s'agit d'une édition originale de 50 exemplaires. C'est pour les collectionneurs.

65 - Le 21/02/2013 par 62

Laurent, merci, mais je vous avoue que m'en doutais un peu, malgré tout.

66 - Le 21/02/2013 par Vérabambelle de Bruxelles

Merci chère assistante du webmestre pour ces précisions réjouissantes. Entretemps, j'ai cherché moi aussi puis trouvé... Un clic habituel sur l'URL ci-dessus nous mènera "direct" à la Bibliothèque Médicis en temps voulu.

67 - Le 21/02/2013 par Gribouille

A 66 : Merci mais... http://www.publicsenat.fr/emissions/bibliotheque-medicis/invites-christian-duverger,-alice-ferney,-gabriel-matzneff-et-michel-winock/christian-duverger,alic/128929

68 - Le 22/02/2013 par L'assistante du webmestre

Si l'on se met à diffuser ici de fausses nouvelles(62 et 65), nous fermerons ce lieu de conversation entre lecteurs de Matzneff. "Elie et Phaéton", qui était épuisé, est réédité par La Table Ronde de manière normale, est vendu à un prix normal et toute bonne librairie peut aisément vous le procurer. Il en va de même pour "Ivre du vin perdu" dans la collection de poche Folio.

69 - Le 22/02/2013 par Lorrain

Ce n'était pas, pour une fois, une fausse nouvelle : j'ai pu le vérifier et confirme ce que dit laurent (#64). Maintenant, si l'assistante du webmestre commence à s'énerver et décide de fermer ce blog, libre à elle. Il nous restera le plus important : les livres de Matzneff, dans notre bibliothèque, et même en librairie à des prix raisonnables, croyez-moi !

70 - Le 22/02/2013 par Barbara

Peut-être pourriez-vous poser la question à La Table Ronde, vous, les as d'Internet. Et nous faire part de leur réponse. On en aurait le coeur net.

71 - Le 22/02/2013 par LTR

Elie et Phaéton est vendu au prix de 20 euros et réimprimé (février 2013) en nombre suffisant !
http://www.editionslatableronde.fr/ouvrage.php?id_ouv=I21817

72 - Le 22/02/2013 par LTR

Elie et Phaéton est vendu au prix de 20 euros et réimprimé (février 2013) en nombre suffisant !
http://www.editionslatableronde.fr/ouvrage.php?id_ouv=I21817

73 - Le 22/02/2013 par Barbara

Merci aux éditions de La Table Ronde de cette précision. Peut-être Lorrain et Laurent sont-ils tombés sur un catalogue de libraire où est mise en vente l'édition originale d'Elie et Phaéton (cinquante exemplaires sur vergé de hollande). Déjà en 1991, quand le livre est sorti, ces grands papiers valaient très cher. Voous imaginez,vingt-deux ans plus tard, c'est une rareté bibliophile !

74 - Le 22/02/2013 par Lorrain

Barbara, c'est exactement cela. Et Matzneff ne devrait-il pas se prévaloir d'être parfois lu dans des éditions rares de luxe par des bibliophiles passionnés ? Bien sûr ! Ces exemplaires figureront encore dans les catalogues spécialisés d'ici cent, deux cents ans... si la planète existe toujours !

75 - Le 23/02/2013 par Hervé

Nul doute que son passage à l'émission "ça balance à Paris" sur la chaîne Paris Première restera pour Gabriel Matzneff un excellent souvenir.
Plus que la pluie de compliments sur son "Séraphin", les "chroniqueurs" présents ont révélé une véritable admiration, peu habituelle, pour lui.
Le présentateur, Eric Naulleau, redouté pour ses critiques acerbes, fut doux comme un agneau, visiblement ému d'avoir Matzneff pour invité sur son plateau, ne cessant de distribuer des compliments sur le livre et l'auteur. Et déclarant son admiration de longue date, à la fin de la séquence.

Admiration également de la part de Mazarine Pingeot, manifestement grande adepte de la littérature matznévienne, saluant le raffinement du verbe et le grand plaisir à lire chacune de ses parutions. Sourire éclatant de Mazarine à évoquer Matzneff.

Une autre chroniqueuse, Adélaïde de Clermont-Tonnerre est venue parfaire cette salve de compliments, faisant rougir Matzneff, peu habitué à tant d'amabilités de la part des chroniqueurs TV.

En contrepoint, une autre journaliste présente, Leila Kaddour-Boudadi, présentatrice du journal d'Arte TV, prit la parole pour exposer, sans trop de virulence d'ailleurs, son désintérêt pour un auteur qui applaudit Kadhafi et qui enchaîne les conquêtes amoureuses avec des adolescentes.
Heureusement qu'elle était là, si j'ose dire, pour incarner une voix bienpensante et contradictoire !
La jeune femme, qui n'a visiblement pas la culture des confrères et consoeurs présents à l'émission, s'est d'ailleurs vite fait boucler le clapet (sans oser broncher) par Matzneff lui faisant une petite leçon d'histoire et de liberté d'esprit.

Le journaliste Arnaud Viviant quant à lui, intervenu en premier, s'est limité à décrire "Séraphin" et à planter le décor. Sans beaucoup d'émotions même si le propos était largement favorable.

Emission rediffusée ce samedi 23 février à 18h15 sur Paris Première et sans doute sur le site web (mal fichu) :
http://www.paris-premiere.fr/emission-ca_balance_a_paris/

76 - Le 23/02/2013 par Véra de Bruxelles

Merci !

77 - Le 23/02/2013 par Victor B. de Bruxelles

Merci, merci, c'est vite dit ! Car ce n'est pas encore du tout gagné que pour la voir gratis de notre Royaume, même à postériori (s). A quand un retour au bon vieux "service public" ? Pourquoi devoir verser des "honoraires" pour avoir l'accès, dès lors qu'une foule de téléspectateurs ont pu enregistrer l'émission ? Après l'on s'étonne qu'il y ait des "piratages" ? C'est trop injuste !

78 - Le 23/02/2013 par Harry

Hervé (75), j'ai noté la même chose que vous : cette sympathie et cette admiration que Eric Naulleau et les journalistes professionnels qui l'entouraient ont osé, dans une émission de grande audience, témoigner à Gabriel Matzneff. Cela prouve que l'on peut commencer à dire en public qu'il est un très grand écrivain. Et vous avez raison de noter que Matzneff avait l'air légèrement surpris d'un accueil aussi enthousiaste. "Séraphin, c'est la fin !" va-t-il être le point de départ d'un retournement du milieu littéraire, des institutions de la République,en faveur de Matzneff ? La fin de l'ostracisme ?

79 - Le 24/02/2013 par Anatole

Harry (78), il me semble que c'est l'accueil déjà chaleureux (presse, radio, télé) réservé, l'an dernier, à la Séquence de l'énergumène qui a marqué la fin de l'ostracisme dont Gabriel Matzneff était victime depuis de trop longues années. Ce qui se passe aujourd'hui confirme que ces années noires sont bel et bien terminées.

80 - Le 24/02/2013 par Marie-Elisabeth

Dans Séraphin, c'est la fin ! le chapitre intitulé "Viva la libertà" indique que Gabriel a lui aussi pressenti que le vent tourne : "Le temps des quakeresses et des pharisiens hypocrites s'achève, les esprits libres sont de retour. Ralliez-vous à leur panache." (page 238)

81 - Le 24/02/2013 par Sonia Winterfeld

Pour ce qui concerne Eric Naulleau, j'aimerais juste préciser qu'il n'a pas attendu l'accueil chaleureux réservé à la Séquence de l'énergumène pour apprécier le travail de Gabriel Matzneff. Je me souviens très bien qu'en 2008, j'ai eu l'occasion d'échanger quelques mots avec le journaliste présent sur un réseau social de grande audience, histoire d'avoir son avis sur l'oeuvre de notre Nostradamus Junior national. C'est avec beaucoup d'humilité et de modestie que le journaliste me confia qu'il vouait (secrètement ?) à Gabriel Matzneff grande admiration et respect. Personnellement, j'ai toujours été intimement convaincue aussi que "notre sublime archange Archange" (sic Marie Linsky # 55) connaîtrait la fin d'un ostracisme cruel et insensé, mais de son VIVANT !

82 - Le 24/02/2013 par Amaury

Egalement, nous sommes à un moment où les "tempéraments de droite" se distinguent, vu le désastre des socialistes au pouvoir. On rappelle par exemple Michel Déon sur les plateaux télé, et pourquoi pas ? Alain de Benoist (et sa revue "Eléments"). Le vent tourne, et des opportunistes comme Naulleau ont ce (seul) talent d'anticiper. Profitons-en !

83 - Le 24/02/2013 par Véra S.

Mon Dieu, Amaury... Dites, Michel Déon va sur ses nonante-quatre ans, le pauvre bougre ! Ne seriez-vous un (gros) tantinet injuste ou jaloux ? Franchement, gauche ou pas gauche, quand on songe au nombre de fois que les plateaux de télévision ont reçu, par exemple, la visite du joli Jean Bruno Wladimir François-de-Paule Le Fèvre d’Ormesson, vos propos amers font sourire.

En tout cas, pour ce qui concerne Gabriel Matzneff, vous admettrez - si vous l'avez lu - que c'est son style éblouissant qui l'a finalement emporté et réhabilité au yeux d'un public avisé en dépit du reste. C'est ça qui devrait tous nous réjouir ! Elle est pas chouette la vie en mère France, ce grand berceau de la Liberté ès Verbe ?
.

84 - Le 25/02/2013 par Barbara

Qu'est-ce qu'un réac maurrassien comme Déon a à voir avec Matzneff ? Les amis écrivains de celui-ci, et Arnaud Vivien l'a très bien à l'émission de Naulleau, sont René Schérer, Guy Hocquenghem, il aurait pu ajouter Georges Lapassade dont les aventures amoureuses (et celles de Gab la Rafale) dans le sud tunisien constituent les pages les plus drôles de "Séraphin, c'est la fin!". Rien à voir avec Maurras ! Classer Matzneff à droite, c'est aussi inexact que de classer Nietzsche à droite. Cette étiquette ne leur convient pas.

85 - Le 25/02/2013 par Maryse

Rien à voir, justement ! Une des singularités de Matzneff est qu'il échappe à toutes les étiquettes. Qu'elle soit de gauche ou de droite. C'est dans "Séraphin, c'est la fin !" qu'il reprend toute la chair de son oeuvre en 263 pages d'une lucidité étincelante et dans un style d'une vivacité qui enchantera les générations à venir tant il transpire la sincérité et la bonne foi.

86 - Le 25/02/2013 par Prémisse

Les pages bouleversantes de beauté consacrées à Venise et "la bague de Codognato" m'ont donné des larmes aux yeux !

87 - Le 26/02/2013 par Piton

Ce matin, à France-Culture, belle chronique de Sébastien Le Fol consacré à Gabriel Matzneff et à son nouveau livre.

88 - Le 26/02/2013 par Lorrain

Drôle d'idée de faire un parallèle entre Matzneff et Cossery. Une même famille d'esprits, mais des livres qui n'ont rien à voir. On peut aimer les deux, bien sûr.

89 - Le 27/02/2013 par Lioubov Dormeur

Oui, justement ! A propos de A. Cossery dont Rapminot (alias Wikipédia ou l'inverse) nous dit qu'il est né au Caire, et comme j'avais entendu très tôt ce matin qu'une montgolfière venait d'exploser en survolant Louxor, prise de frayeur comme si piquée par une mouche tsé-tsé, j'ai tenu à savoir si l'imprévisible Gabriel Matzneff était encore bien à Paris pour la promotion de son nouveau enfant-livre. Je tenais à tous vous rassurer.
NB : Humpf... oui bien sûr que je suis à jeun ! Moins deux cafés pas trop serrés sans lait ni sucre.

90 - Le 27/02/2013 par Clic Clac

Merci à Keny G. pour le bref lien déposé sur Facebook.

91 - Le 28/02/2013 par Harry

C'est ce soir que Catherine Rouvier interroge Matzneff sur "Séraphin, c'est la fin" à Radio-Courtoisie. Demain,ce sera Jean-Pierre Elkabbach dans son émission télévisée Bibliothèque Médicis. C'est du moins ce qu'une proche amie de Calamity Gab m'a appris ce matin.

92 - Le 28/02/2013 par Hervé

Bibliothèque Médicis
sur Public Sénat
http://www.publicsenat.fr/emissions/bibliotheque_medicis/

Diffusion : vendredi 1er mars 2013 à 22h

Rediffusions : samedi à 13h, 21h,
dimanche à 17h,
mardi à 7h15,14h

Durée : 60 minutes

Christian DUVERGER « Cortès et son double. Enquête sur une mystification » Seuil

Alice FERNEY « Cherchez la femme » Actes sud

Gabriel MATZNEFF « Séraphin c'est la fin » Table ronde

Michel WINOCK « Flaubert » Gallimard

93 - Le 28/02/2013 par Anonyme

Clic-Clic (nonante), c'est vrai que cela fait un bien fou par où ça passe d'entendre une jeune créature de rêve répondant au joli prénom d'Adélaïde exprimer avec un tel enthousiasme ce que les matznèvophiles ressentent depuis près d'un demi-siècle. Longue vie à l'Ecrivain qui sait enseigner ce qu'est la capacité d'admirer ! Un bonheur.

94 - Le 28/02/2013 par Hervé

Hum. Je trouve au contraire dommage que l'extrait TV retenu fasse la part belle à cette Adélaïde de Clermont-Ferrand, dont on a que faire (certes, on pourra se satisfaire de ses compliments, toujours bon à prendre en Matznévie, mais bon...) Il aurait été à mon sens plus judicieux de visualiser Mazarine Pingeot, dont le propos fut autrement plus intéressant. Et il faut bien le dire, de la part de la très lettrée fille de Mitterrand, bien plus réjouissant.
Néanmoins, l'extrait diffusé présente l'intérêt de montrer, tout à la fin, l'admiration émue de Eric Naulleau, pour Matzneff.

J'espère que l'émission sera accessible prochainement dans son intégralité.

95 - Le 28/02/2013 par 93

Cher Hervé, hum ou pas hum vous n'êtes pas le seul à l'espérer... D'ailleurs j'ai vu qu'un général s'en est référé à celui du blog des Editions Léo Scheer.

96 - Le 04/03/2013 par Amaury

Mon commentaire #82 vous a laissé dubitatives ? Et la Correspondance Morand/Chardonne qui va paraître à l'automne ? Et le livre de Rebatet chez Laffont-Bouquins ? Etc., etc. Autant de signes d'un retour en force du soft power de la droite, le pire comme le meilleur. Le "tempérament de droite" a désormais de beaux jours devant lui, malgré ses excès indiscutables. Pas si cons, les éditeurs...

97 - Le 04/03/2013 par Barbara

A 84, cher Amaury, je n'ai pas critiqué vos propos (82) sur les écrivains de droite (ou plutôt, vu les noms que vous citez, d'extrême-droite). J'ai seulement noté que Matzneff n'a rien à voir avec eux.

98 - Le 04/03/2013 par Amaury

Matzneff n'est certes pas d'extrême droite : mais n'écrit-il pas dans la revue d'Alain de Benoist ? N'a-t-il pas écrit sur le papier glacé du "Fig-Mag" du temps de Pauwels, qui était son ami ? N'était-il pas également un ami proche et fidèle de Boutang, lui, carrément monarchiste AF ? Etc., il n'est que de relire les Carnets Noirs. Ce n'est pas un reproche, mais il y a là une tendance très nette de celui que Mitterrand avait comparé à Drieu La Rochelle... Je ne crois pas me tromper. Maintenant, le fait est que cela lui profite, apparemment, à celui qu'on a jadis qualifié, sans doute pas tout à fait à tort, d'orthodoxe tendance romanov !

99 - Le 04/03/2013 par Véra-Rèva (en coup de vent)

Ci-dessus, un article du "hussard" Christopher Gérard que d'aucuns ont aussi été souvent tentés de positionner "à droite". Et même plus ! Mais le "Maître" est passé par là, puisqu'il n'y a que les idiots qui ne changent jamais d'avis. (sic une Babouchka, naguère)

100 - Le 04/03/2013 par Anonyme







L'éloquence continue ennuie





101 - Le 04/03/2013 par Mercure




Mais Anonyme rien ne vous oblige de la supporter au passif.

102 - Le 05/03/2013 par Harry

Amaury a raison, Matzneff a toujours eu des amis de droite: Pierre Boutang,Philippe de Saint Robert, François Mitterrand (homme de droite déguisé en socialo), Roland Laudenbach (son premier éditeur), Guy Dupré, Alain de Benoist, François d'Orcival,d'autres encore, mais dès ses débuts il a écrit avec vigueur ce qu'il pensait de l'extrême-droite : lire dans son journal intime d'adolescence les pages écrites durant la guerre d'Algérie, ou, dans "Le dîner des mousquetaires" les chapitres intitulés "L'esprit public et les mongols"(un texte de 1963!), "Les métèques" (un texte de 1964 !). Ce qui, au début de sa carrière, passait pour "de droite", c'était ce qu'Amaury appelle "son orthodoxie tendance Romanov", sa défense des dissidents soviétiques à une époque où l'intelligentsia française était marxiste ou crypto-marxiste et se fichait des écrivains russes enfermés dans des camps de la mort et des asiles de fous. Matzneff a aussi des amis de gauche, ils sont très présents dans son journal intime, ses essais (y compris le dernier, "Séraphin", où les pages sur Carole Roussopoulos, René Schérer, Guy Hocquenghem, Georges Lapassade sont parmi les plus savoureuses), mais cela ne fait pas pour autant de lui un homme de gauche. Il l'a souvent dit et écrit : "Je défends les idées et les causes que je crois justes, sans me soucier si ces idées et ces causes sont de droite ou de gauche."
Il y a des écrivains de droite (Bloy, Bernanos), il y a des écrivains de gauche (Zola, Vailland) mais Flaubert était-il de droite ou de gauche ? Et Proust ?

103 - Le 05/03/2013 par Irina K

Oui, "Séraphin, c'est la fin !" est aussi excellent que les "aînés" de G.M. Mais pourquoi Diable la Table Ronde laisse-t-elle passer toutes ces coquilles ? Entre les portions de phrases tronquées, les sauts à la ligne inopinés (p.68) et les fautes d'orthographe agaçantes, où est le raffinement ? Même les couleurs de la couverture et du bandeau déçoivent les amoureux de l'esthétique, valeur première pour l'élitiste Gabriel.
De droite ou de gauche, débat absurde en effet, Monsieur Matzneff n'a pas besoin d'étiquette, il les récuse toutes. Et vive l'Orthodoxie, la foi lumineuse, l'Amour du Ressuscité !

104 - Le 05/03/2013 par Véra-Rèva

Harry, pour ceux de droite vous oubliez les Mauriac, non ? Flaubert, Proust, et bien d'autres, je suppose, mais vous oubliez son cher Byron plus matznevien que nature ! Cf : relire de sa Diététique la quatrième de couverture...

105 - Le 05/03/2013 par @ V.R.

"La diététique, ce ne sont pas seulement les régimes alimentaires qui furent, dès son adolescence, une des obsessions de lord Byron, mais aussi sa philosophie de l'existence, et son art de vivre : le comportement qu'avait en face de l'amour, de la création littéraire, de la société, de Dieu, ce pessimiste allègre, cet égoïste généreux, ce gourmand frugal, ce sceptique passionné, ce grand seigneur nonchalant qui fut un révolutionnaire actif, ce nordique fasciné par l'Orient, ce tempérament de droite aux idées de gauche, ce pédéraste couvert de femmes, ce disciple d'Epicure qu'habitait la peur de l'enfer chrétien, cet adversaire de l'impérialisme qui vénérait Napoléon, ce suicidaire amoureux de la vie, cet ami des Turcs qui est mort pour la liberté du peuple grec, ce poète à la réputation sulfureuse et au coeur pur. G. M."

Oui, "ce tempérament de droite aux idées de gauche". Tout est dit. S.W.

106 - Le 05/03/2013 par Hervé

Après l'émission de Eric Naulleau sur Paris Première et l'admiration unanime de ses chroniqueurs envers Matzneff (voir plus haut - message 75), c'est au tour du journaliste et patron de presse Jean-Pierre Elkabbach de révéler sa passion pour l'écrivain lors de l'émission "Bibliothèque Médicis" diffusée depuis le 1er mars sur Public Sénat.

Affichant une certaine connivence et un enthousiasme souriant, Elkabbach n'a pas cessé de valoriser Matzneff.
Son introduction plante le décor :

"Ecrivain souvent critiqué, encore malheureusement méconnu, Matzneff mérite une place de classique dans la littérature d'aujourd'hui. Et d'emblée, je veux dire combien je suis d'accord avec l'écrivain Yann Moix, qui, dans le Figaro littéraire dit, à propos de Séraphin, c'est la fin : 'la gloire vient de remercier Matzneff avant qu'il ne tire son irrévérence' "


Et d'ajouter un peu plus tard dans l'émission :
"Je vais vous faire une confidence publique, Gabriel Matzneff : c'est vous qui dans vos chroniques hebdomadaires au Monde, à l'époque de Jacques Fauvet, m'avez rendu familier des Lettres de Sénèque à Lucille. Régulièrement, j'y vais. Comme beaucoup d'autres. Il y a Schopenhauer aussi."

Quant à l'écrivain Alice Ferney, présente sur le plateau, elle est intervenue directement auprès de Matzneff pour saluer "sa distinction" : "Je veux le dire à l'écran (...) C'est un livre qui rend l'humeur heureuse. L'écriture est formidable. C'est merveilleux".

C'est la gloire, Gabriel ?

107 - Le 05/03/2013 par Hervé

L'émission est en ligne sur le site de public Sénat (et en cliquant sur mon prénom).
A savourer.

Accessoirement, et pour info, les autres invités sont également passionnants, notamment Michel Winock sur son "Flaubert".

108 - Le 05/03/2013 par Hervé

Lien permanent :

http://www.publicsenat.fr/vod/bibliotheque-medicis/invites-christian-duverger,-alice-ferney,-gabriel-matzneff-et-michel-winock/christian-duverger,alic/128929#

109 - Le 05/03/2013 par Hervé

Dans l'émission, ce tendre mot de Matzneff pour "les maztnéviens".
"Le petit troupeau, comme dit Fénelon, une cohorte très fervente" se réjouit-il.

110 - Le 05/03/2013 par Hervé

Dans l'émission, ce tendre mot de Matzneff pour "les maztnéviens".
"Le petit troupeau, comme dit Fénelon, une cohorte très fervente" se réjouit-il.

111 - Le 05/03/2013 par Hervé

Dans l'émission, ce tendre mot de Matzneff pour "les maztnéviens".
"Le petit troupeau, comme dit Fénelon, une cohorte très fervente" se réjouit-il.

112 - Le 05/03/2013 par Vérabambelle de Bruxelles

Ouf ! Merci Hervé, car ce fut bien sympathique ! J'ai transmis à qui mieux mieux.

113 - Le 05/03/2013 par Marie Linsky

Harry (# 103), dans votre liste, vous avez omis de citer deux amis de Gab la Rafale : Jean Ristat et Franck Delorieux, intellectuels engagés dans les rangs du Parti communiste.

114 - Le 05/03/2013 par La Souris qui sourit

Mis à part que le nom de Franck Delorieux figure aussi dans le somptueux "GABRIEL MATZNEFF" édité aux courageuses Editions du Sandre sous la direction de Florent Georgesco en 2010, je me dis qu'avec un lien (sous ma tête) ce serait peut-être "plus mieux" ?

115 - Le 08/03/2013 par Janique L.

Bonjour,

Aux lecteurs qui n'ont pas encore acquis le bon réflexe de consulter l'onglet intitulé "infos" à l'accueil, je signale que Gabriel Matzneff sera au Salon du Livre de Paris où il signera Séraphin, c'est la fin!, la nouvelle édition de Elie et Phaéton et ses autres livres au stand de La Table Ronde le samedi 23 mars de 14h30 à 16h30.

116 - Le 08/03/2013 par L'Assistante du Webmestre

Oui, Janique, merci de le signaler. J'ajoute que Gabriel Matzneff, qui n'aime guère les hangars de la porte de Versailles (sauf pour la foire de Paris), n'avait plus mis les pieds au salon du livre depuis six ans. Son retour cette année est un événement !

117 - Le 09/03/2013 par Lantenac

Comme Janique, j'avais repéré la venue de G. Matzneff au Salon du Livre depuis quelques jours déjà. Ce message pourrait s'intituler "Pourquoi je n'irai pas voir Matzneff au Salon du Livre". Oui, pourquoi? Désaffection? Non. Rejet du "hangar de la Porte de Versailles"? Un peu, mais ce ne serait pas une raison suffisante. En fait, je pars du principe, cher à Matzneff lui-même, qu'un écrivain se rencontre dans ses livres, et nulle part ailleurs. Pour m'être rendu à ce Salon par le passé, j'ai constaté, parfois avec un peu de regret, qu'il est très difficile, et en tout cas impossible me concernant, de dire en quelques secondes et en quelques mots l'admiration que l'on a pour un auteur, et le plaisir que l'on a à fréquenter son oeuvre. Il se trouve donc que, présentement, cette rencontre serait pour moi encore plus impossible, si j'ose dire, puisque je ne mets personne, parmi les écrivains que j'admire, au-dessus de Matzneff, tout du moins parmi nos contemporains."Qui vient me voir me fait plaisir. Qui ne vient pas me voir me fait plus plaisir encore", disait Montherlant... j'espère donc faire plus plaisir encore à M. Matzneff en gardant mon admiration secrète, au moins de vive voix. Une dernière anecdote qui illustrera mon propos. J'ai eu la chance de d'apercevoir Gabriel Matzneff, il y a 2 ans environ: il traversait la place Maubert, je me rendais sur l'Ile Saint-Louis en compagnie d'une très belle jeune femme, pour aller voir le superbe hôtel où résidait Baudelaire. Le joli frisson inattendu, par ce bel après-midi ensoleillé, de croiser mon écrivain actuel le plus cher en allant rendre hommage à mon maître absolu (qui est aussi l'un de ceux de Matzneff...), main dans la main avec mon amoureuse: quoi de plus matznévien? A cette compagne qui s'étonnait de mon trouble quand Matzneff est passé sous mes yeux, j'ai juste pu murmurer "souviens-toi toujours de ce moment, nous avons croisé le plus grand écrivain vivant".

118 - Le 09/03/2013 par art-psy

Avec vous je partage votre définition de l'artiste et de sa "mission", étant moi-même là-dedans depuis près de 25 ans, et malgré une santé de merde, tout le monde m'envie, c'est fou !
Grosses bises sur vos joues d'enfant !
art-psy

119 - Le 11/03/2013 par christophe

Pour info, un blog sans prétention avec une fiction dont le personnage principal est Matzneff: http://voyageapreslanuit.blogspot.fr/
N'hésitez pas à commenter.

120 - Le 11/03/2013 par Barbara

Siu tous les lecteurs de Gabriel Matzneff font comme Lantenac (122), il n'y aura personne à son stand le samedi 23 mars et lui qui depuis des années refusait de retourner porte de Versailles va regretter d'avoir, cette année, accepté d'y faire une apparition, d'y signer ses livres ! Courage, Lantenac, allez présenter votre copine à notre archange !

121 - Le 11/03/2013 par Sandra V.

Cher Lantenac, Barbara n'a pas tort ! Nous gageons qu'un petit coucou à votre/notre écrivain préféré et favori lui ferait diantrement plaisir. Chiche ?

Votre exemple très émouvant de la place Maubert ne devrait-il en rappeler d'autres aux lecteurs ?

122 - Le 12/03/2013 par Hervé

"Le principe, cher à Matzneff, qu'un écrivain se rencontre dans ses livres" dit Lantenac (122).
Un principe matzénvien ? Il me semble au contraire que Mazneff appelle à saisir les opportunités qui se présentent pour remercier ses propres maîtres et complices.
Pour ma part, en tous cas, j'apprécie de le faire. Pour ma pomme, tout d'abord, car c'est tout de même un bonheur que de rencontrer et de remercier ceux qui nourrissent votre vie intérieure. Et surtout pour l'artiste, qu'il soit écrivain, musicien ou peintre. Je suppose que c'est essentiel pour lui de recevoir l'estime ou l'admiration de ceux qui le connaissent et le suivent.

J'ai eu le plaisir immense de croiser et de saluer Matzneff à quelques reprises. Ce sont des souvenirs impérissables. Chez Mollat à Bordeaux, au milieu d'une cohorte de tendrons, dans les murs de la librairie Léo Scheer lors de la soirée hommage organisée par Beigbeder, au Centre culturel italien, au salon du livre, dans le métro ligne 10... A vrai dire, pour les parisiens qui fréquentent la rive gauche, ce n'est pas extraordinaire de croiser son visage. Mais quel bonheur de croiser le chemin de son écrivain préféré, de le savoir bel et bien vivant, le coeur battant, et d'entrer dans le périmètre de son carnet noir.

123 - Le 12/03/2013 par Lorrain

Le #122 de Lantenac va très loin : est-il véridique ? On jurerait un canular de normalien !... En tout cas, je constate que tout le monde y croit !

124 - Le 12/03/2013 par Hervé

Je ne comprends pas très bien où se nicherait le canular de Lantenac.
A fortiori un "canular de normalien" ?

125 - Le 12/03/2013 par Hervé

Je ne comprends pas très bien où se nicherait le canular de Lantenac.
A fortiori un "canular de normalien" ?

126 - Le 12/03/2013 par Harry

Si Lantenac ne veut pas se présenter, il n'a qu'à rester caché derrière un pilier et envoyer sa fiancée se faire dédicacer un livre par GM !

127 - Le 12/03/2013 par Tom

Très franchement, je ne vois pas du tout non plus en quoi et pourquoi ce serait un canular ? Mais des pléthores d'exemples tel que celui de Lantenac, il en existe dans la vie des lecteurs de Gabriel Matzneff. Lorrain, ce que vous dites n'est vraiment pas très malin !

128 - Le 13/03/2013 par Harry

Dans la vie de ses lecteurs, certes, cher Tom. Et plus encore dans celle de ses lectrices...

129 - Le 13/03/2013 par Lorrain

#131 Harry : Oui, mais si la fiancée du ridicule Lantenac est jolie et jeune, soyons sûrs que Matzneff n'en fera qu'une bouchée...

130 - Le 13/03/2013 par Tom

Harry, votre 133.

Rien n'est moins sûr, mon cher ! Le nombre d'admirateurs du sesque opposé qui lui sont redevables et plus que dévoués sont bien plus nombreux qu'on le pense. Vous seriez fort surpris si. Par ailleurs, quand je parlais de lecteurs, mon intention n'était en rien sexiste. Même si notre gaillard Gab la Rafale est encore très vert, je vous le concède...

131 - Le 13/03/2013 par Pia van der Velde

Instants historiques. Dans quelques minutes la planète entière va enfin connaître le nom du nouveau pape. Parviendra-t-il à "réenchanter le monde" ? En tout cas, parmi toutes les bobines qui nous ont été présentées par les médias, par une seule ne convainc. Il me semble. Qu'en pense Matzneff ?

132 - Le 13/03/2013 par L'Assistante du Webmestre

Je viens de téléphoner à Gabriel Matzneff, je lui ai transmis votre question. Il m'a prié, chère Pia, de vous dire qu'il est extrêmement heureux que le nouveau pape, cardinal-archevêque de Buenos-Aires, ait choisi le prénom de François, ait pris pour modèle saint François d'Assise, un saint canonisé après la rupture entre Rome et Constantinople, mais que vénèrent les orthodoxes, de même que les catholiques vénèrent saint Séraphin de Sarov. "Ce choix est de très bon augure" a conclu l'auteur de "Voici venir le Fiancé".

133 - Le 13/03/2013 par Pia van der Velde

Merci chère Assistante du Webmestre, le bien-nommé Frank Laganier. Il se fait que depuis mon interrogation au 136, j'ai eu l'occasion de partager la grande surprise générale grâce et par le truchement de la télévision. Un prénom - comme souligné par Gabriel Matzneff - un visage et son sourire ouvert m'ont plu d'emblée et sans arrières-pensées. Septante-six ans mais d'une santé fragile, nous dit-on.
Je suppose que "la presse" ne va pas tarder à gloser en faisant un parallèle entre les deux François dont le Ier ?

NB : Je cherche une bonne âme ou bien une sympathique souris qui ferait un "copié-collé" de la page 51 du "Séraphin, c'est la fin !"... Cet article du Monde écrit en 1978...

134 - Le 13/03/2013 par Roger-Philippe Della Noce-Bertozzi

Lettre écrite dans la nuit de dimanche à lundi, vers trois heures du matin, au futur Pape, ayant lu ce soir-là mainte page de "Séraphin,c'est la fin ! " :

Très Saint-Père,

Tu n'as pas encore été élu, mais tu as déjà été choisi par Dieu; c'est pourquoi je m'adresse à toi, vénérable pasteur, par le viatique du Saint-Esprit, qui t'a déjà reconnu.
Puisse ma prière s'élever jusqu'à ton cœur, avant qu'il ne soit enchâssé, pour le temps du conclave qui t'élira, dans cet autre temple de Salomon qu'est la chapelle Sixtine.
Très Saint-Père, toi qui n'es pas encore le Pape aux yeux du monde, mais qui a déjà été revêtu du pallium dans l'esprit de Dieu, il est grand temps que je m'adresse à toi, déjà !
Puisque tu vas être choisi dans cet autre temple de Salomon alors je m'adresse à ta sagesse. Puisque tu célébreras ta première messe sous les fresques de Michel-Ange, je m'adresse à ton amour total de la beauté humaine.
Puisque tu vas vivre avec tout près de toi un pape émérite puissamment gardé par ses vingt mille livres, un théologien qui commença son pontificat par une encyclique sur l'amour et la beauté issue du Banquet de Platon, et où il parle autant de l'Éros Socraticus que de l'esprit de Dieu, prends garde de ne pas troubler sa quiétude studieuse et contemplative en faisant gronder tes brebis, et d'autres hommes, parce que tu ne serais pas assez aimant.
Très Saint-Père, je m'adresse donc à toi qui vas hériter du trône de Pierre, toi, l'évêque de Rome, un tout petit évêché comparé à Lagos ou à Sao Paulo, afin que tu te souviennes, au moment où tu apparaîtras au balcon de ta Basilique, de cette parole de Gabriel Matzneff : " nous sommes tous les successeurs de Pierre ". Oui, en ce moment solennel et heureux où un cardinal t'annoncera comme le successeur de Pierre, entends en toi la voix de Gabriel !
Carissimus Pater, à toi qui ne sais pas encore que tu es notre Pape in petto pour le Seigneur, je veux rappeler le sens du fondement de l'Église : " tu es Petrus, et super hanc petram aedificabo ecclesiam meam ".
Vénérable père et pasteur de notre Église, nous sommes chacun de nous Pierre, chacun de nous est la pierre sur laquelle se bâtit aujourd'hui encore, et demain, cette Église dont tu es le premier pasteur, inter pares.
Souviens-toi alors Père très aimé, que tes prières, que tes actes, que tes paroles, que ton enseignement, que ton autorité; sont au service exclusif des lumières de l'Amour.
Souviens-toi, très Saint-Père, que nous sommes le peuple de Dieu, même si nous ne croyons en rien, même si nous nous prosternons devant des divinités que tu n'approuves pas, que tu ne comprends pas, que tu ne reconnais pas, mais qui sont la Déité dans son infini incréé éternel; même si nous nous mettions à adorer des idoles, et nous le faisons !
Nous sommes tous les descendants de Pierre pour toi qui vas accepter ta Charge, aussi dois-tu embrasser comme tes chers enfants ceux qui pensent contre toi, ceux qui veulent jouir dans un préservatif, celles qui veulent porter une mitre, ceux des ministres de ton culte qui aiment charnellement d'autres prêtres, d'autres hommes, ou une femme dont la tendresse les porte autant que nos Évangiles dans la prédication de la fraternité universelle, que sais-je encore ?Ô Pape qui dois encore être enfumé avant d'être encensé, englobe-nous tous dans ta charité et mets fin à ce qui dans ton Église encore ignore, méprise, condamne, refuse, limite, éteint, détourne, sépare, attriste, dévitalise.
Pape, n'oublie jamais que la foi est une flamme dont la liberté du cœur est l'oxygène. Ouvre grandes les portes et les fenêtres de ton catéchisme, et par-là même vivifie ton Église !
Très Saint-Père in petto, bientôt tu entendras, et la foule à tes pieds, et le monde, tourné vers toi : "annuntio vobis gaudium magnum, habemus Papam ! ".
C'est que tu auras accepté. Comme Marie accepta. Je vais te dire ce que tu vas faire alors, ô Pape.
Tu vas t'agenouiller devant moi, très Saint-Père, car je suis pour toi le visage de Jésus- Christ.Tu vas me baiser la main, car je suis ton Église.Tu vas m'écouter, car je suis, comme toi, le successeur de Pierre. Tu vas me laver les pieds, car tu es au service de mon élévation comme de celle de tous mes frères humains.
Très Saint-Père, à l'aube prochaine de ton pontificat, puisse le soleil de l'amour humain s'élever dans ton ciel intérieur plus haut que ton amour de Dieu. Car Dieu a mis l'homme au sommet de la création puis s'est incarné en lui, de sorte que tu ne peux rien aimer plus que l'homme !
Saint Augustin a écrit : " la mesure de l'amour c'est d'aimer sans mesure ". Père vénérable, ton amour des hommes sera la mesure de ton amour de Dieu. Et tu t'égarerais, si, en croyant agir par amour de Dieu, tu agissais contre le bonheur d'un seul homme.
S'il manque une pierre à ton édifice, il ne tient pas. Si ta charité manque à un seul coeur, Dieu ne se tiendra plus en toi, car il ne peut s'ôter une parcelle de son infini, il ne peut insérer une parenthèse dans sa totalité, il ne peut laisser un manque dans la plénitude de son amour. Si Dieu lui-même ne peut aimer que totalement, comment ton amour pourrait-il ne pas être universel et sans conditions ?
Très Saint-Père, agenouille-toi donc devant moi. Très Saint-Père, baise fraternellement la main de l'humanité tout entière que je te tends. Ton Église sera plus vivante que jamais ! N'aie pas peur ! N'aie pas peur !
Roger-Philippe

135 - Le 13/03/2013 par Roger-Philippe Della Noce-Bertozzi

HABEMUS PROPHETAM !




Ma lettre " Annuntio vobis gaudium magnum..." d'avant-hier au futur Pape s'est révélée prophétique !

Ut adimpleretur quod dictum est per Rogerium prophetam dicente
( alors s'accomplit ce qui avait été annoncé par Roger, le prophète. D'après Mathieu, 2.17 )

En effet ce soir le Pape François 1er, se présentant à la foule et au monde, avant de donner sa bénédiction Urbi et Orbi, et d'accorder aux hommes de bonne volonté l'indulgence plénière , s'adressa au peuple de son Église et lui demanda de prier d'abord pour lui " et de le bénir " avant qu'il le bénisse . Il pria avec les fidèles, puis il se prosterna profondément et longuement devant ses brebis. Il resta en effet un long moment courbé devant la foule, son front abaissé touchant presque la balustrade sur laquelle il s'appuyait.

Sed hoc est quod dictum est per prophetam Rogerium
( mais c'est ici ce qui a été dit par le prophète Roger. D'après les Actes des Apôtres, 2.16 )

Or, dans la lettre que je lui adressai avant-hier, j'écrivais , avant la fumée blanche, ceci, en substance, à François 1er: je vais te dire ce que tu vas faire, ô Pape, après ton élection, tu vas t'agenouiller devant moi, qui suis pour toi le visage de Jésus-Christ ( et bien entendu dans cette lettre , "moi" était une métonymie pour désigner tous les chrétiens et même tous les hommes ), et tu vas baiser ma main ( le geste symbolique traditionnel par lequel on demande bénédiction à un père ).

Quod factum est verbum Domini ad Rogerium prophetam.
( la parole de l'Éternel qui fut adressée à Roger le prophète . Jérémie ,46.1 )


Or, ce soir, pour la première fois dans l'histoire de l'Eglise, le Pape nouvellement élu se prosterna devant ceux venus l'acclamer, et demanda aux croyants d'appeler sur son Ministère la benédiction, de " bénir son chemin", exactement comme annoncé dans ma lettre !

Qu'avez-vous donc vu, les premiers, sur mon profil Facebook , ou sur vos boîtes aux lettres virtuelles, en recevant par email ma lettre pontificale ?

Sed quid existis videre prophetam utique dico vobis et plus quam prophetam .
" Qu'êtes-vous donc allés voir ? Un prophète ? Oui, vous dis-je, et plus qu'un prophète ! "
Luc, 7.26

136 - Le 13/03/2013 par Roger-Philippe Della-Noce-Bertozzi


Hommage à Gabriel Matzneff


²Le Défi ²ou l’éternel bienfait.

"Puisse être éternel ce bienfait des dieux qui semblent avoir donné les Romains au monde comme une seconde lumière pour l’éclairer."
Pline l’Ancien. ²Histoire Naturelle². XXVII, 3.
Cité par G. Matzneff dans ²Maîtres et complices², I.

Un ami intime m’introduisit auprès de vous, cher Gabriel Matzneff, en mettant entre mes mains ²Cette camisole de flammes². Je garde un souvenir vivace de l’allégresse que je ressentis en vous lisant pour la première fois : j’accédais à un écrivain que tout mon être attendait. Puis la lecture du ²Défi² ancra profondément votre œuvre dans ma vie.

Montherlant était déjà pour moi un intercesseur. L’admiration que j’avais pour lui était fervente. La lecture de votre Journal alluma près de lui un nouveau flambeau dans la constellation de mes Pléiades. Et vous êtes, cher Gabriel, un prince du sang parmi les "calenders fils de Roi" célébrés par Gobineau.

Je ne sais si je peux m’autoriser à dire que, depuis, vous avez toujours été mon complice, mais mon maître, oui, vous me l’accorderez!

Lorsque, adolescent, je souffrais trop de l’inadéquation que je ressentais entre le monde qui m’entourait et celui qui habitait mon cœur, il me suffisait de lire quelques pages de Montherlant ou de vous pour respirer aussitôt un air sublime et vivifiant qui me guérissait de tout.

Comme tant de jeunes gens j’étais tenté par la mort et ce penchant était excité par certaines difficultés.

Ce qui m’a peut-être retenu de passer à l’acte, en ce temps où les raisons valables manquaient mais étaient supplées par la confusion des sentiments, ce fut, hormis sans doute ma faiblesse, la lecture assidue de Nietzsche, des stoïciens, de Montherlant et de vos livres. Elle a fortement contribué à la construction de mon caractère.
S’il est tant question de la mort dans ²Le Défi², que ce soit celle d’un philosophe ou celle d’un enfant de treize ans, cette mort est toujours par vous transmuée en élan vital. Tout ce qui a trait à la mort dans ²Le Défi ² nourrit en nous un puissant désir de la plus haute vie.

C’est ainsi que ce livre, que vos livres, ont aidé à l’éclosion de ma capacité de bonheur. Vous avez toujours été pour moi un frère astral, une sève juvénile, une incitation à l’ardeur passionnée – comme Stendhal.

Et moi j’ai été cet adolescent inconnu qui devait rencontrer ²Le Défi². Vous vous adressez à lui dans la préface à la deuxième édition : "Prends ce livre, il est pour toi, c’est pour toi qu’il a été écrit".
Merci Gabriel Matzneff d’avoir écrit ²Le Défi² pour moi.
Merci, dieux connus et inconnus, de m’avoir donné Gabriel Matzneff !

Je me rendis l’année dernière à Rome, en octobre, en pèlerinage au Forum, pour marquer le seuil du millénaire.

J’emportai trois textes qui ne me quittent pour ainsi dire pas : la conclusion du deuxième livre des ²Pensées² de Marc-Aurèle, la ²Lettre d’un père à son fils² de Montherlant et votre ²Essai sur le suicide chez les Romains². Je pris aussi avec moi ²Le tombeau de Montherlant².

Je me suis rendu au Forum Boarium, devant le temple de Portunus, dit de la Fortune Virile. Cela coûte à ma fierté et à ma pudeur de le dire : cet après-midi là, en vous relisant dans ces ruines, en marchant entre les temples sur vos traces et sur l’ombre des cendres de Montherlant, les larmes me sont venues aux yeux. Il n’y avait en elles aucune tristesse, seulement une émotion très intime, de la piété, et la joie profonde, la fortification, la gratitude de vivre accompagné par lui et par vous, et par ce monde ancien.

Devant la colonne de Phocas, la dernière des colonnes honoraires qui furent érigées sur le Forum, je me suis dit que votre oeuvre est une de ces colonnes honoraires, honneur de notre littérature et de notre culture, qui se dressent rayonnantes dans le paysage de nos âmes et impriment à nos cœurs un désir et une force d’ascension.

Puis, devant le Mundus, monument fondateur, archaïque et inquiétant, centre de la Ville et fissure reliant les vivants au monde souterrain des défunts, j’ai rendu grâces pour ce que vous nommez "les nourritures esthétiques et spirituelles"que je reçois des uns et des autres ; et pour ce que Rome, qui vous est si chère, a émis de lumière, de poésie, de vertus et d’amour pour nous porter.

Vous êtes de tout cela la présence, vibrante et créatrice.

J’envie avec tendresse l’exaltation des jeunes gens qui vous liront pour la première fois les jours, les années et les temps à venir ; tout en sachant, avant eux, que le bonheur de vous lire garde constamment sa fraîcheur !

Bien plus qu’un maître des voluptés vous êtes à mes yeux un éducateur des âmes.
Et parce que vous êtes l’un et l’autre avec tant d’absolu, de grâces et de style, l’âme à votre contact s’affine en jouissant et la jouissance acquiert un merveilleux supplément d’âme.
Ainsi, vous incarnez la béatitude de ²l’Ethique² de Spinoza, qui n’est pas "le prix de la vertu, mais la vertu elle-même". Car chez vous, en effet, la jouissance et la vertu ne font qu’un.
Cela s’appelle la pureté, ou la liberté, c’est la même chose.

Senancour a mis dans ²Obermann² cette exhortation magnifique : "L’homme est périssable, il se peut. Mais périssons en résistant. Et si le néant nous est réservé, ne faisons pas que ce soit une justice".

Si, en parvenant au terme de ma vie terrestre, je pouvais me dire que je n’ai pas complètement démérité de la civilisation dans laquelle j’ai eu le privilège d’être élevé, ce sera pour une très grande part à votre lignée et à vous-même, cher Maître, que je le devrai.

137 - Le 15/03/2013 par Piton

Pas de papier collé,chère Pia (138), par pitié ! Incitez plutôt les gens à entrer dans une librairie et à acheter "Séraphin, c'est la fin!". Quant au nouveau pape, Matzneff aura sans doute l'occasion d'en parler ce soir sur France 2 à l'émission de Frédéric Taddéï,où, si j'en crois l'hebdo Télé Star, les invités traiteront des thèmes que propose l'actualité.

138 - Le 15/03/2013 par Tom

A Roger-Philippe Della-Noce-Bertozzi : Admirable ! Vraiment.

PS : C'est à croire que vous auriez vos entrées au Saint-Siège. Ce qui ne serait surprenant, vu vos antécédents diplomatiques au Vatican.

A tous : Qu'est-ce que je vous disais plus haut en mon 135 ?

139 - Le 15/03/2013 par Rappel

Piton, merci ! Mais c'est pas tout ça car n'oublions pas le 23 de ce mois ! Une excellente occasion de se procurer "Séraphin, c'est la fin !" au "Salon du Livre" de Paris. (Voir le lien 120 de Janique L.) S.W.

140 - Le 15/03/2013 par Lecteur amusé

Un grand merci, Piton (142), pour l'annonce de cette émission... mazette, quelle affiche! Un professeur du Collège de France, le "Libertine" Doherty, et notre éternel collégien libertin Matzneff, voilà qui ne manque pas de sel. Merci également à Lantenac (122) pour son joli témoignage, n'en déplaise aux pisse-froid qui, tels l'inénarrable "Lorrain", ne comprennent pas les vertus de la pudeur et de l'admiration secrète. Je dois être plus désinvolte que Lantenac, car je serai là le 23. Au plaisir de vous croiser tous et toutes!

141 - Le 15/03/2013 par Véra de Bruxelles

Cela vient de commencer... Cher Piton vous êtes un ange de nous avoir prévenus, oui merci !

142 - Le 16/03/2013 par Samedi 16 mars 8 h 38.

A celles et ceux qui souhaiteraient revoir l'émission ô combien réjouissante, voici un hyperlien ci-dessus. Merci cher Gabriel Matzneff d'être ce que vous êtes devenu ! A vite.

143 - Le 23/03/2013 par Véra-Rèva (en coup de vent)

Quelqu'un a-t-il des nouvelles du Salon ?

144 - Le 24/03/2013 par Barbara

Véra-Rèva (144), durant toute la durée de la présence de Gabriel Matzneff au stand de La Table Ronde, une queue ininterrompue : jeunes lectrices, vieux lecteurs, jeunes lecteurs, vielles lectrices, tous venus se faire dédicacer "Séraphin, c'est la fin !", ainsi que ses autres livres, ceux parus à La Table Ronde, mais aussi chez Gallimard, Léo Scheer ou Payot. J'en ai même vu un sortir de son sac le gros, pesant ouvrage collectif que les éditions du Sandre ont consacré à l'auteur d'"Ivre du vin perdu" ! Un autre présenter avec précaution l'édition originale (rarissime) de "Douze poèmes pour Francesca" parue en 1978 aux éditions Alfred Eibel ! Matzneff, souriant, dédicaçait, bavardait, il avait l'air heureux d'être là, heureux de ce spectaculaire succès.

145 - Le 24/03/2013 par YOUPPIE !!! =^:^= // = : o)--§ // <°

Merci Barbara, vous êtes un ange et un chou ! Je peux me rendormir l'âme et le coeur en paix...

146 - Le 24/03/2013 par Harry

Hier, au salon, quand j'ai fait dédicacer mon "Séraphin, c'est la fin ", j'ai vu, debout non loin de notre Archange, une jolie brune qui ne le quittait pas des yeux. Une heure après, je suis repassé au stand et cette fille était encore là ! A lire les détails que nous donne Barbara, j'en viens à penser que la jolie brune, c'est elle.

147 - Le 24/03/2013 par Hervé

Belle tentative d'approche, Harry ;-)

148 - Le 24/03/2013 par Surpris....

Samedi 23 mars...Salon du Livre...Dédicace...Un moment hors du temps...

Je suis dans la file, au milieu de la "petite troupe" qui vient faire signer son ouvrage...Un couple la cinquantaine qui passe : "Tiens je croyais qu'il était mort" dis la dame d'un ton haut et fort et le monsieur de rire...j'ai eu une brusque envie de sortir de la ligne et de leur dire deux mots...mais...mince...je perds mon tour ! non...d'ailleurs ils sont déjà loin à rire de la bonne plaisanterie ! Gabriel M. n'a pas entendu je le pense dans ce brouhaha du parc des expositions et d'ailleurs sa meilleure réponse : son sourire éclatant !
Gab la rafale enchaine les signatures avec un mot gentil pour chacun, je le vois à la mine des bénéficiaires !
Viens mon tour...comme un adolescent je suis pétrifié devant Gabriel, je ne sais quoi dire, juste mon nom, il me signe mon "Séraphin" à l'encre bleue turquoise avec une dédicace sympathique...
Tout aurait pu être fait en 10 secondes mais...dans un souffle je lui dis que j'ai un ouvrage plus ancien et lui demande si je peux lui faire signer...
Je sors mon édition originale chez Alfred Eibel des douze poèmes...et là...émotion de sa part et de la mienne, le temps s'arrête...
Je ne vous dirais pas ses mots et sa dédicace mais simplement vous restituer ce moment particulier que j'ai ressenti....et lui aussi...
Je suis parti sans avoir pu dire mon admiration pour ses livres et sa personnalité...Pour rien au monde je n'aurais raté ce moment, d'ailleurs j'ai fais le pire en rompant avec la femme qui occupaient mon esprit ces trois derniers mois, elle ne comprenait pas mon insistance à aller à cette signature, tout s'est envenimé sur le sujet...tant pis cela fait de la place pour les autres comme dirait Gabriel!!
Amicalement à tous !

ps : Barbara vous l'avez compris je suis cet "autre" que vous citez !

149 - Le 24/03/2013 par Vérambelle de Bruxelles

Il me semble, ô Surpris, que je l'avais deviné moi aussi... Et pour tout vous dire, la rareté que constitue l'ouvrage "artisanal" édité par Alfred Eibel que vous évoquez, j'en possède moi-même deux exemplaires. Pour tout l'or du monde je ne m'en déferais. Amitiés matznèviennes à vous aussi !

150 - Le 24/03/2013 par Aurelien-Demian

Bonsoir mes amis!

Quelles emotions de lire vos textes des rencontres avec l'archangel, le plus grand ecrivain vivant! Ainsi jaloux de n'etais pas lá. Est-ce qu'il y a des photos? Ca vaut magnifique!

Toutes mes amities d'un des tres rares matznevienne allemands!

151 - Le 25/03/2013 par Piton

Cher Aurélien-Démian,
S'il vous est plus facile de vous rendre à Bruxelles qu'à Paris, je vous signale que Gabriel Matzneff signera "Séraphin, c'est la fin !" le mercredi 10 avril dans la belle et fameuse librairie bruxelloise Chapitre XII.

152 - Le 25/03/2013 par Surpris

Puisque nous évoquions Alfred Eibel, en lien ci dessus sa chronique de "Séraphin c'est la fin" en date du 25 mars...

153 - Le 25/03/2013 par Incise

A propos de la signature du 10 avril à Bruxelles à la libraire "Le Chapitre XII", ne serait-il opportun de le renseigner à la rubrique "Infos" ?

154 - Le 26/03/2013 par Jean pierre

Tout d'abord sachez que j'ai lu tout Matzneff, que je considère comme l'écrivain majeur de notre temps, un génie de l'écriture.
Mais franchement vos posts de midinettes gouroutisées ça me fait doucement rigoler... Matzneff est un écrivain, pas un gourou. Cette "fan attidude" c'est grotesque.
Et puis n'essayez pas d'"écrire comme Matzneff" (ce que les plus gouroutisés essayent désespérément de faire), c'est mauvais, redondant et ridicule...
... hop! Maintenant vous pouvez me bruler sur le bucher de votre idolatrie... ;-)

155 - Le 27/03/2013 par L'assistante du webmestre

Merci, Incise(154), nous allons, dès que nous les aurons, donné à la rubrique "Infos" des informations précises sur la rencontre du 10 avril à Bruxelles. Quant à Jean-Pierre (155), où voyez-vous le "gourou" dans les notes précédentes ? Pour ma part, j'y lis seulement, exprimée par des lecteurs, la joie de revoir au salon du livre de Paris un écrivain aimé qui n'y avait pas mis les pieds depuis plus de six ans (la sortie de "Voici venir le Fiancé").

156 - Le 27/03/2013 par Lorrain

L'assistante du webmestre, en tant que groupie n° 1 du Maître, illustre parfaitement à mon sens la remarque amusée du #155.

PS. Mademoiselle, attention à l'orthographe ("nous allons... donner"). Matzneff ne va pas être content de vous...

157 - Le 27/03/2013 par Aurélien-Demian

Chér Piton,

merci pour votre reponse et invitation. Malheuresement, c'est impossible, parce que je suis en congé á Nice. (152)

Et á Jean Pierre (155): Je dois approuver seulement l'assistante de webmestre:Oú voyez-vous le gourou?
Pour moi et la plupart des lecteurs: Gabriel est le maitre, un genie litteraire, un guide de l'art de la vie, de la sensualite et de l'amour. Pour moi, la derniere ecrivain qui a donné une guide de la vie á ses lecteurs, c'etait Francoise Sagan. Bien sur, chacun sa gout. Mais je suis ainsi reconaissant pour tous les livres de Gabriel, c'est une seule universe. Et je suis tres heureux de trouver ici beaucoup d'autres admirateurs et ce serait fantastique de rencontre quelqu'uns de vous.

Merci.

158 - Le 27/03/2013 par Incise (bis)

Chère Assistante du webmestre :

A la suite d'un nouveau caprice de ma boîte à "émiles" (sic), voici ce que je propose comme informations à diffuser pour la venue de Gabriel Matzneff à Bruxelles :

C'est le mercredi 10 avril à partir de 18 heures 30' précises que Gabriel Matzneff fera honneur à la librairie le "Chapitre XII" sise au n° 12 avenue des Klauwaerts à 1050 Bruxelles. Réservation souhaitable et vivement conseillée. Tél. n° 02 640 51 09

159 - Le 02/04/2013 par Sonia Bambelle

Sous ma tête, un lien qui mérite "son pesant de caramels mous" (au lait frais de Normandie...)

160 - Le 14/04/2013 par Hervé

Très belle chronique de Jérôme Garcin dans le Nouvel Obs sur la publication simultanée des livres de Matzneff et Jaccard.

A lire en cliquant sur mon prénom

161 - Le 14/04/2013 par Hervé

Deux jours après la publication de la chronique de Garcin, Rolan Jaccard la met en ligne sur son propre site, avec une photo originale. A voir.

Cliquez sur mon prénom.

162 - Le 14/04/2013 par Hervé

Deux jours après la publication de la chronique de Garcin, Rolan Jaccard la met en ligne sur son propre site, avec une photo originale. A voir.

Cliquez sur mon prénom.

163 - Le 14/04/2013 par Colette Dasnoye

Bonjour,

Quelqu'un a-t-il eu des échos du passage de Gabriel Matzneff à la jolie librairie le Chapitre XII le mercredi dernier à Bruxelles ?

164 - Le 15/04/2013 par Lorrain

A #165, Hervé. Merci de nous donner sur ce site le billet de J. Garcin (il y a belle lurette que nous avons renoncé à lire "L'Obs").
Point commun entre les deux amis : tous deux ont été virés du journal "Le Monde". Journal dont le déclin catastrophique s'accentue de jour en jour, malgré le remplacement incessant des responsables.

165 - Le 15/04/2013 par Harry

Surtout, plus intéressant que l'insignifiant billet de Garcin, lire les articles de Jaccard sur Matzneff recueillis dans le "Gabriel Matzneff" collectif paru aux éditions du Sandre. Jaccard a été depuis toujours un admirateur passionné de Matzneff, un "matznévien" de la première heure, et dans la presse suisse a beaucoup écrit sur lui.

166 - Le 15/04/2013 par Barbara

Vérabambelle est de Bruxelles, si on a bien compris. C'est elle qui devrait nous raconter la rencontre de l'Archange avec ses lecteurs à la librairie Chapitre XII

167 - Le 15/04/2013 par Sonia W.

Lorrain, mais tous les journaux ne sont-ils en déclin catastrophiques, comme vous dites ? A qui la faute ?

Quant à Jérôme Garcin - voir le lien en tête pour un petit rappel - je me souviens fort bien que dans "Les Nouvelles Littéraires" de l'an 1972, Gabriel Matzneff lui avait fait hommage en le présentant comme le "jeune taurillon qui se lançait dans l'arène de la vie littéraire". (sic) Car pour ce qui est d'être viré d'un journal, rien de neuf il n'y eut sous le soleil depuis ! Il me semble.

168 - Le 15/04/2013 par Piton

Sonia W (170), merci de nous avoir rappelé ce long, chaleureux article, de Jérôme Garcin consacré à Matzneff en 1983 dans Les Nouvelles littéraires. Quelle différence avec la petite crotte pleine de réserves qu'il vient de pondre au Nouvel Observateur. C'est qu'entre temps, Matzneff est devenu M le Maudit, l'écrivain scandaleux dont, quand on est un carriériste, il peut être imprudent de faire l' éloge avec trop d'enthousiasme.
Quant au "jeune taurillon", je crois que vous faites erreur : il ne s'agissait pas de Jérôme Garcin, mais de son oncle, Thierry Garcin, grand ami de Gabriel Matzneff, très souvent présent dans Vénus et Junon, Elie et Phaéton, La Passion Francesca.

169 - Le 15/04/2013 par Lioubov Dormeur

Harry, votre # 168. Oserais-je vous dire que vous m'avez ôté les mots de, disons ma souris ? D'ailleurs si les "journaleux" avaient lu l'ouvrage que vous évoquez, ils s'abstiendraient de tremper "leur plume" dans leur vide intérieur pour pondre un article aussi réducteur. Cette sempiternelle manie qu'ils ont à occulter derechef la sève orthodoxe de l'univers matznevien - voir mon lien - est très énervante.

170 - Le 15/04/2013 par Le lien

Ci-joint http://bibliophilierusse.blogspirit.com/archive/2012/07/20/l-institut-de-theologie-orthodoxe-saint-serge-a-paris-en-192.html

171 - Le 16/04/2013 par Lorrain

#171 Piton : Vous venez de dire l'essentiel sur ce pauvre Garcin. A cela j'ajouterai ce que disait Audiard : si on mettait les cons en orbite, ce pauvre journaleux ne finirait pas de tourner !

172 - Le 16/04/2013 par Barbara

Oui,Piton a raison, il s'agit de Thierry Garcin, très présent dans les Carnets noirs de Matzneff, et qui est actuellement le spécialiste de la politique étrangère à France-Culture où il a chaque matin une excellente émission.

173 - Le 17/04/2013 par Piton a toujours raison !

Lioubov # 170. Je me permets une nouvelle tentative en lien au votre, lequel est une source précieuse de renseignements tant elle corrobore ce que Gabriel Matzneff a écrit sur les conditions précaires de vie de l'immigration des Russes de la diaspora de l'époque. SC

174 - Le 18/04/2013 par L'assistante du webmestre

Sur cette vie précaire des années 20, 30, vous trouverez plus de détails chez des écrivains de la génération des grands-parents de Gabriel Matzneff, des écrivains russes blancs exilés à Paris, ou à Rome, ou ailleurs. Gabriel Matzneff, lui, qui n'a évidemment pas connu cette époque, l'évoque dans certains de ses romans où l'émigration russe joue un rôle, "L'Archimandrite", "Isaïe réjouis-toi", "Voici venir le Fiancé" et aussi dans certains essais, par exemple dans "Vous avez dit métèque ?". Ce qui me surprend, c'est votre demande. Si vous avez lu Matzneff, si vous avez ses livres dans votre bibliothèque, ce que je vous écris ici, vous devriez le savoir, vous ne devriez pas avoir besoin de poser la question à d'autres internautes.

175 - Le 18/04/2013 par Question

De quelle question parlez-vous, chère Assistante du webmestre ?

176 - Le 18/04/2013 par 176

De quelle demande, voulais-je dire.

Oui, j'ai lu tous ses livres et même relu certains. Si vous voulez tout savoir, pas un seul ne quitte, n'a quitté ni ne quittera ma bibliothèque même sous la torture... D'ailleurs, j'estime que la question n'a rien de surprenant, et je n'ai ni à me justifier ni à rougir que Gabriel Matzneff est et sera mon écrivain préféré pour l'éternité. Que ceux qui en rigolent aillent tous au Diable !

177 - Le 18/04/2013 par Akyla

http://www.lefigaro.fr/livres/2013/04/18/03005-20130418ARTFIG00599-matzneff-le-dernier-des-grands-refractaires.php

178 - Le 18/04/2013 par Akyla

http://www.lefigaro.fr/livres/2013/04/18/03005-20130418ARTFIG00599-matzneff-le-dernier-des-grands-refractaires.php

179 - Le 19/04/2013 par Lorrain

L'assistante du webmestre, une fois de plus, ne comprend pas grand chose, et a froissé une internaute honnête. Cela mériterait une sanction terrible !
Et puis d'abord, c'est quoi ce titre, "assistante du webmestre" ? Il est où, le webmestre en chef ? Il ne regarde pas ce qui se passe ? Il n'a pas le temps ? Il ne contrôle jamais sa prétendue assistante ?

180 - Le 19/04/2013 par Barbara

L'autre jour, à la radio, interrogé sur ce site à propos de certains textes recueillis dans "Séraphin, c'est la fin !, Gabriel Matzneff a précisé que son créateur, qui en est aussi le webmaster, vit à l'autre bout du monde. Lorrain, vos interventions sont très souvent intéressantes, ne devenez pas agressif. Hier, dans un article du Figaro sur ses "Carnets noirs", Gabriel Matzneff parle des insultes qui sont monnaie courante sur Internet. Que ce site soit l'heureuse exception !

181 - Le 19/04/2013 par Véra (s)

Oui, Barbara, même qu'il s'agit de l'article fournit par Akila. (# 178/179). Lequel, d'ailleurs, circule déjà sur les réseaux dits sociaux depuis hier.

182 - Le 19/04/2013 par Lorrain

Il faudrait dans un temps plus ou moins proche que cet article soit lisible ici, pour ceux qui, comme moi, n'ont pas lu "Le Figaro littéraire" d'hier.
L'assistante du webmestre devrait s'en charger, afin de se rendre pour une fois utile.

183 - Le 19/04/2013 par Vér@ (s)

Cher Lorrain, lire l'article en ligne et en "lien" ne vous suffirait-il ? Un bref clic de souris sur le nom ou le pseudonyme (a) devrait le faire, car pour recopier l'article en "copié-collé" afin qu'il soit visible en page ici, je suppose - mais je peux me tromper - que l'assistante du webmestre devrait demander l'accord du "Le Figaro littéraire" au préalable. Quoiqu'il en soit, si vous avez bien "Séraphin c'est la fin !" sous la main, ce que je vous souhaite..., vous y trouverez, à un fifrelin près, le contenu de l'article à la page n°(?) (Navrée, il fait nuit et j'ai trop la flemme pour y aller voir à l'étage.)

(a) Peut-être ne savez-vous que chaque fois qu'un nom ou un pseudonyme est souligné, du moins ici, cela signifie qu'il s'y cache une "surprise" ? Voyez les numéros 139/143/153/154/160/161/162/163/168/170. Quant à la petite enveloppe jaune du # 149 de Surpris, elle dit ce qu'elle dit...
Last but not least, c'est l'intervention d' Akina (178 & 179) qui, personnellement, "nous" a mise sur la voie.

184 - Le 20/04/2013 par Lorrain

Merci, Véra. Je croyais qu'il y en avait davantage. Au temps pour moi.

185 - Le 20/04/2013 par Piton a toujours raison !

Ce qui est plaisant comme une petite cerise, c'est la découverte du sobre visage et la belle voix grave de Thierry Clermont que je ne connaissais vaguement que de nom, de par les Carnets Noirs du complice devenu Maître. Sonia W.

186 - Le 25/04/2013 par Vérambelle de Bruxelles

Je suis navrée, chère Akyla.

187 - Le 25/04/2013 par Akyla

@188
Il n'y a pas de quoi!


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