Dialogues en ligne avec Gabriel Matzneff du 13 décembre 2003

Les Moins de 16 ans et Les Passions schismatiques sont actuellement indisponibles en librairie. Cela tient-il à leurs passages sulfureux ?
Jacques Cousin, Cousin.jacques2@wanadoo.fr, Paris

Réponse de GM :
Excellente question! Les Moins de seize ans n'a jamais cessé d'être réédité depuis 1974, Les Passions schismatiques depuis 1977 ; mais en 2003, Julliard et Stock ont préféré y renoncer et m'en ont rendu les droits. Avis aux bibliophiles ! Précipitez-vous chez les libraires, car ces livres vont devenir introuvables et les prix vont s'envoler ! Peut-être les rééditerai-je un jour, mais pas pour l'instant.

Quels sont vos "rapports" avec le dessin et la peinture; nous connaissons le beau portrait de Francesca; dessinez vous de temps en temps?; une expo de vos croquis?
Marie Dhéron, Paris

Réponse de GM :
Je ne dessine guère. Quant à mes goûts en peinture, ils sont ceux que je prête à Monsieur Dulaurier dans Nous n'irons plus au Luxembourg et que j'exprime en mon nom propre dans Boulevard Saint Germain.

En lisant vos premiers romans et ceux de Rezvani, je ne peux m'empêcher de vous "associer": mélange total de ressemblances et dissemblances; d'un côté les jeunes filles et éphèbes, de l'autre les femmes et jeunes femmes, mais la musique et le feu me semblent si proches; l'avez vous rencontré? Avez vous des liens littéraires, philosophiques et amicaux?
Marie Dhéron, Paris

Réponse de GM :
Je n'ai lu de Rezvani qu'une très belle pièce, La Mante polaire, que Lavelli avait superbement mise en scène. Rezvani et moi, nous ne nous connaissons pas, mais nous avons des amis communs, et en outre, nous sommes l'un et l'autre des vénitiens d'adoption.

Que pensez-vous de la proposition de la commission Stasi préconisant de faire de Yom Kippour et de l'Aïd-el-Kébir des jours fériés à l'école et dans les entreprises
Sophie

Réponse de GM :
Quand j'étais enfant, et quand j'étais soldat, j'ai toujours eu la permission de sécher les cours et de quitter la caserne pour les fêtes du noël orthodoxe le 7 janvier et aussi pour la Pâque orthodoxe qui coïncide rarement avec la catholique. On n'avait pas besoin d'une loi pour ça. L'Etat est trop porté de nos jours à nous expliquer comment nous devons penser, baiser, prier. J'étais déjà très peu Hegelien, je le suis décidément encore moins.

Les ventes de vos livres, vos piges de chroniqueurs ont-elles toujours suffit à soutenir votre train de vie? Et aujourd'hui, pouvez-vous toujours vous permettre de voyager, de prendre soin de vous de toutes les manières que vous aimez?
Emmanuelle, Paris

Réponse de GM :
Oui, rien ne change dans ce domaine. Quand j'ai envie de caviar, je mange du caviar; quand j'ai envie de sauter dans un avion, je saute dans un avion. J'ai un style de vie qui me convient parfaitement, et je ne vois aucune raison d'en changer. Quant à la question financière que vous évoquez, je vous ferai la réponse du général de Gaulle: "L'intendance suit" !

Depuis le naufrage de la piscine Deligny, où vous dorez-vous au soleil quand vous êtes Parisien ?
Nicolaï, Paris

Réponse de GM :
Autant demander à Leonardo di Caprio: "Depuis le naufrage du Titanic, comment traversez-vous l'Atlantique?". Du temps de Deligny, je passais tous mes étés à Paris. A présent, je les passe ailleurs.

Sensualité, diététique et religion : votre œuvre et votre vie resserrées en trois mots. Je serais curieuse de savoir où vous en êtes avec vos trois coutumières préoccupations (j’allais écrire « obsessions ») ? La sensualité de l’Archange aux pieds fourchus est-elle toujours aussi ardente, ou bien a-t-elle pris d’autres formes, l’âge venant ? Avez-vous gardé l’abdomen plat et tonique de vos vingt ans ? Continuez-vous d’embrasser les icônes dans la pénombre des églises orthodoxes ? Bref ! Matzneff est-il toujours Matzneff, sacrebleu ?
Loreleï Sébasto-Cha, Lilurt@yahoo.com, Aix-Les-Bains

Réponse de GM :
La lecture de mon dernier roman, Mamma, li Turchi!, et de mon dernier recueil de poèmes, Super flumina Babylonis vous apprendra que je reste plus que jamais fidèle à mon univers, à mes idées fixes et à mes sources d'inspiration. Plus un artiste a un monde qui lui appartient en propre, et moins il peut s'en libérer. C'est vrai pour l'écrivain que je suis, mais c'est également vrai d'un peintre tel que Gustave Moreau ou d'un cinéaste tel que Fellini (pour citer deux personnes que j'admire).

Quelle rue de Paris pourrait être rebaptisée "rue Gabriel Matzneff", selon vous (si d'aventure on ne retenait de votre oeuvre que son essence littéraire - ce qui nous décevrait un peu, avouons-le !-) ? "Jardin Gabriel Matzneff", ça sonne bien également...!
Candide

Réponse de GM :
C'est une question que vous devriez poser au dynamique maire de Paris, M. Bertrand Delanoë, et j'espère le plus tard possible car j'ai bien l'intention de vivre encore très longtemps.

Il est dommage de ne plus voir, sur ce site, la photo du beau visage de Vanessa...Pourquoi s'est-il éclipsé ?
ôGM

Réponse de GM :
C'est avec un vif regret que j'ai dû prier le webmaster de ce site d'ôter la photo de Vanessa. Vous en saurez la raison en lisant Yogourt et yoga, un livre qui paraîtra en mars 2004 aux Editions de la Table Ronde.

Votre décision de ne plus publier votre journal intime de votre vivant après "Calamity Gab" est-elle irréversible ? Ne craignez-vous pas que vos exécuteurs testamentaires vous trahissent (ou qu'ils meurent avant d'avoir achevé leur tâche ?)
Mélanie, Paris

Réponse de GM :
En même temps que Yogourt et yoga, c'est à dire en mars 2004, je publie en effet un nouveau tome de mon journal intime, Calamity Gab, chez Gallimard. Deux livres en une même année, c'est déjà beaucoup ! En mars 2004, nous reparlerons de ce qui suivra. Inutile de se projeter dans un avenir trop lointain.

Peut-on savoir qui est votre exécuteur (trice !) testamentaire ?
Curieuse

Réponse de GM :
Non, vous ne pouvez pas. Seul mon notaire le sait et c'est bien suffisant.

Quelle est la question que vous aimeriez poser au lecteur qui a lu tout Matzneff?
Frederic Cavallier, frederic.cavallier@skynet.be, Bruxelles

Réponse de GM :
Quel est parmi les poèmes publiés dans Douze poèmes pour Francesca et dans Super flumina Babylonis celui que vous avez appris ou aimeriez apprendre par coeur ?

J'ai retrouvé des numéros de Combat, dans lesquels se trouvent d'excellentes chroniques de vous, à ce jour non reprises en volume. Quels sont vos critères de sélection ? Publierez-vous un jour vos chroniques de télévision?
Michel Lavandin, michel.lavandin@ifrance.com

Réponse de GM :
Mes textes de Combat sont publiés dans Le Sabre de Didi (1986), Le dîner des Mousquetaires (1995), C'est la gloire, Pierre-François! (2002) et dans Yogourt et yoga (à paraître en mars 2004). Le seul critère est celui de la qualité. Tout ce qui me semble faible, ou baclé, n'a aucune raison d'être repris en volume. C'est une règle qu'un auteur vivant doit respecter pour lui-même, et que les éditeurs devraient suivre en ce qui concerne les auteurs du passé. Ce n'est pas rendre service à un artiste que de publier ses fonds de tiroir.
Quant aux chroniques sur la télévision que je me suis beaucoup amusé à écrire pour Combat sans avoir de téléviseur, j'en ferai un petit volume pour le divertissement du public.

Un ami m'a montré ce qu'a écrit contre vous Roland Jaccard. Il n'en croyait pas ses yeux, moi non plus. Et dire que vous étiez des amis si proches... Grands dieux, que s'est-il passé ?
Marie-Dominique

Réponse de GM :
Ce sympathique journaliste et ce bon ami a écrit dans la presse suisse et française d'innombrables articles admiratifs, enthousiates sur mes livres. C'est cela qui seul importe.

Qu'y avait il avant les petits carnets noirs? Ecriviez-vous? Votre vie "littéraire et publique" a débuté par quel "déclic"?
Marie

Réponse de GM :
J'ai commencé, comme vous le savez, à tenir mes carnets noirs quand j'avais seize ans. Avant, il y avait mes rédactions d'écolier et de collégien. Ma vie littéraire proprement dite a débuté, je suppose, lorsque j'ai commencé à prendre des notes en vue de mon premier roman, L'Archimandrite

Bravo pour votre talent et votre charme, intact malgré les années.
La cabale que mènent contre vous de prétendus défenseurs de la famille a-t-elle toujours un effet néfaste sur la vente de vos livres et vos activités de chroniqueur de presse ?

Coralie

Réponse de GM :
Sur mes activités de chroniqueur, certainement, puisque voilà des années que je ne publie quasiment plus rien dans les journaux. Quant à la vente de mes livres, vous devez poser la question à mes éditeurs et à votre libraire.

Dans les Carnets récemment publiés de Montherlant, je n'ai pas trouvé trace de la note qu'il vous avait communiquée de son vivant, et dans laquelle il disait que, si la loi l'avait permis, il aurait aimé que vous lui donniez le coup de grâce. Savez-vous pourquoi cette note est restée inédite ?
Julien

Réponse de GM :
Si mes souvenirs sont bons, j'ai publié un fragment de cette lettre de Montherlant dans Le taureau de Phalaris, paru à la Table Ronde en 1987. En ce qui concerne le livre auquel vous faites allusion, vous devez poser la question à Antoine Gallimard, qui en est l'éditeur. Seul lui peut vous répondre.

Dans quelle revue pourriez-vous actuellement publier des chroniques ? D'ailleurs, vous le faîtes peut-être ?
Hannibal

Réponse de GM :
J'ai toujours écrit très rarement dans les revues, car celles-ci payent mal. Ces dernières années, je crois n'avoir collaboré qu'à l'Infini, l'excellente revue de mon ami Philippe Sollers. Dans Yogourt et yoga, vous pourrez lire également quelques autres textes parus ailleurs en 2002 et 2003, mais on peut dire d'une manière générale que voilà des années que je ne m'exprime plus que dans mes livres. C'est d'ailleurs bien suffisant !

Je tiens à vous dire mon admiration pour le courage avec lequel vous avez toujours assumé vos idées et pour votre intégrité intellectuelle face à l'hypocrisie Dans votre oeuvre, j'ai particulièrement aimé le Carnet Arabe qui à la lumière des évènements qui ont suivi est plus que jamais d'actualité. A ce propos, certains intellectuels maghrebins reviennent sur la généalogie de l'intégrisme islamique et voient dans l'autocritique le plus sûr moyen de sortir le monde musulman de la crise morale et politique où il s'enfonce Ne pensez vous pas que cette remise en question ne devrait pas être appliquée en priorité par des pays comme l'Arabie Saoudite qui si elle ne veut pas imploser devra résoudre la contradiction entre son discours religieux anti-occidental et son alliance géopolitique avec les Etats Unis
Marie

Réponse de GM :
Je partage tout à fait votre sentiment et ne saurais mieux dire. Par ailleurs, une des raisons du malaise (c'est une litote) créé chez nous par l'intégrisme mahométan, c'est que, même lorsque nous nous disons chrétiens, nous n'avons plus la foi, nous ne croyons plus ni en la divinité du Christ, ni en Sa résurrection. Le monde occidental dit chrétien a réduit la sublime folie de l'Evangile à un plat socialisme moralisateur. D'où sa surprise et son indignation lorsqu'il se trouve en face de croyants qui, à tort ou à raison, croient vraiment en ce que leur religion leur dit de croire.

Après la publication d'un recueil de 3 de vos romans chez Lattès, un nouveau volume de vos oeuvres complètes est-il envisagé ?
Slobodan Bajelski, slobodan.bajelski@isuisse.com

Réponse de GM :
Pas à ma connaissance, mais Les lèvres menteuses vient d'être réédité dans la collection de poche Folio, Isaie réjouis-toi et Nous n'irons plus au Luxembourg dans la collection de poche la Petite Vermillon. Cela dit, vous pourriez donner l'idée de ce nouveau volume à Jean-François Colosimo qui était à l'époque du premier directeur littéraire chez Lattès et qui vient d'entrer à la Table Ronde !

J'ai cru reconnaître certains traits de Philippe de Saint Robert et de Montherlant dans votre personnage de Béchu. Me suis-je trompé ? Retrouverons-nous ce brillant avocat et son compère Dulaurier dans un prochain roman ?
Stef Lacroix, Stef.Lacroix@ifrance.com

Réponse de GM :
Pour créer un personnage romanesque, un romancier mèle souvent des éléments imaginaires avec d'autres éléments qu'il puise dans l'observation de son entourage. Pour satisfaire votre curiosité, je vous dirai que dans le personnage de Béchu, il y a même des traits que m'ont inspirés, par exemple, François Mitterrand et Henri Fabre-Luce.
Béchu et Dulaurier apparaissent, je crois, dans tous mes romans depuis Nous n'irons plus au Luxembourg jusqu'à Mamma, li Turchi!. Il n'y a aucune raison qu'ils ne montrent pas leurs bobines dans un éventuel prochain roman.

Votre immense talent a incité des critiques à vous décerner le prix Jean-Edern Hallier. Pourquoi l'avoir refusé alors que vous vous plaignez souvent de ne pas recevoir de prix ? Pourtant la Closerie des Lilas est un bien joli cadre pour inviter à dîner des jeunes filles...
Slobodan Bajelski slobodan.bajelski@isuisse.com

Réponse de GM :
J'ai refusé ce prix parce que le seul intérêt des prix littéraires est de recevoir un bon chèque. Or, dans le prix auquel vous faîtes allusion, la récompense consistait en des tickets-restaurant à depenser à la Closerie. J'ai jugé cela d'une vulgarité incroyable. Je ne pensais pas qu'il fût permis de mépriser à ce point la littérature et les écrivains. Que la Closerie des Lilas donne ses tickets-restaurant aux clochards du boulevard Montparnasse.

J'ai lu dans un journal intime publié sur le net, ou plus exactement sur un forum l'accompagnant, que les jeunes filles, bonnes en latin de certains lycées parisiens, étaient soupçonnées par d'autres élèves d'être vos amantes. Une jeune lectrice qui aime vos livres peut-elle encore espérer vous rencontrer ?
Hannibal

Réponse de GM :
L'espérance étant une des trois vertus théologales, cette jeune fille doit non seulement espérer, mais aussi entreprendre !

Quelle honte ! Un tas d'ignares vous cataloguent "pervers Petit Bateau" alors que votre oeuvre est si riche, si diverse, si profonde. Quand vous considérez le tort que cette réputation de "pédophile" a causé à votre vie et à votre carrière, ne regrettez-vous pas d'avoir publié Les Moins de seize ans ?
Coralie, coocoo@ifrance.com

Réponse de GM :
Dans la vie, quand on a très envie de faire une bêtise, il faut la faire sans hésiter. Publier de mon vivant Les Moins de seize ans a certes été une erreur du point de vue de la réussite sociale, mais du point de vue humain cette publication m'a apporté des bonheurs multiples.

"Grain de sel" évoque plus bas vos célèbres dîners de mousquetaires. Ces derniers temps, y a-t-il eu de nouvelles recrues ? Comptez-vous ouvrir la confrérie au sexe féminin ?
Elodie

Réponse de GM :
En ce qui concerne le dîner des mousquetaires, rien de nouveau depuis ce que j'en ai écrit dans Boulevard Saint-Germain paru aux éditions du Rocher en 1998.

Votre correspondance avec Montherlant devait paraître, en partie, dans un Cahier de l'Herne. Mais, au Salon du livre, la directrice de l'Herne m'a dit que J.C. Barat avait mis son veto à la publication de ce Cahier. Savez-vous pourquoi ?
Elodie

Réponse de GM :
Non, je n'en ai pas la moindre idée.

Dans Les Passions schismatiques, vous évoquez en une phrase une soirée dans la chapelle de Benghazi où s’est dénouée votre crise religieuse. " Un jour, je raconterai cela " ajoutez-vous. L'avez-vous fait ? Sinon, comptez-vous le faire ?
Marie-Dominique

Réponse de GM :
Cette messe à Bengazi, en Lybie, j'en parle aussi dans mon journal intime de l'année 1975, c'est à dire dans La passion Francesca.

Les prêtres qui apparaissent dans vos premiers romans (le père Spiridon, l'évêque Théophane) ont choqué la critique littéraire chrétienne. En est-il de même pour le hiéromoine Guérassime, dans "Mamma, li Turchi!" ?
Marie-Lit

Réponse de GM :
Le père Spiridon et l'évèque Théophane ont choqué ceux qui succombant à une curiosité certes légitime mais sans intérêt du point de vue littéraire, cherchaient les clés de ces personnages. Aujourd'hui, les lecteurs de l'Archimandrite et d'Isaie réjouis-toi, se fichent de savoir qui en étaient les modèles. L'important, je crois, est ce monde orthodoxe que je décris de roman en roman. Et puisque vous citez ce titre, je dois dire que je suis très heureux de ma description de la vie d'un monastère orthodoxe dans Mamma, li Turchi!

Racontez nous votre dernier succulent dîner (vins compris !) !
Grain de Sel

Réponse de GM :
Pas plus tard qu'hier soir, excellent dîner à Lyon, dans le quartier Saint-Jean, où j'ai mangé du museau de boeuf, du saucisson aux lentilles et de la cervelle de canut, le tout arrosé d'un roboratif Côtes du Rhône.

Y-a-t-il un personnage dans vos romans dont vous êtes particulièrement fier?
Sophie

Réponse de GM :
Je ne pense pas que le mot "fierté" soit ici le mot juste, mais pour répondre à votre question, je pense que des personnages tels que la Véronique d'Isaïe réjouis-toi ou l'Elisabeth des Lèvres menteuses sont des types humains universels, des archétypes, qui me survivront.

Dans votre remarquable étude "Montherlant et les anciens", vous faites référence à un roman inédit de Montherlant, "Le Préfet Spendius". Montherlant a prétendu avoir achevé puis détruit ce roman. En êtes-vous convaincu ?
Michel Lavandin, Michel.lavandin@ifrance.com, Paris

Réponse de GM :
Vous êtes bien aimable d'évoquer des pages que j'ai écrites quand j'avais 17 ou 18 ans et que je n'ai pour l'instant reprises dans aucun livre. Cela dit, je n'ai aucune raison de ne pas croire ce qu'a dit Montherlant. Pourquoi diable toujours douter de la sincérité des écrivains ?

Les chroniques ironiques et désinvoltes de Patrick Besson et de Nicolas Rey ne sont pas sans rappeler les vôtres, celles des années 1960 et 70 en tout cas. Les reconnaissez-vous comme vos disciples ?
Julien Ageive, Julien.ageive@ifrance.com

Réponse de GM :
Je n'ai aucun "disciple" et ce mot me fait sourire. La vérité est plus simple: Besson et Rey sont d'attentifs lecteurs de mes livres sur lesquels ils ont souvent écrit d'excellents articles. En outre, ils sont l'un et l'autre de bons amis en compagnie de qui j'ai toujours plaisir à rigoler en vidant une bonne bouteille.

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